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Notre pays est-il en train de sombrer dans le communautarisme ? Le constat accablant de l’enseignante Barbara Lefebvre qui met en accusation nos pseudo élites.

Pour l’enseignante Barbara Lefebvre, nous assistons à un virage de notre histoire. Nos territoires s’opposent. France des métropoles et France périphérique s’affrontent. La colère populaire face aux élites. Quand les communautés se dressent les unes contre les autres, que nos symboles et nos valeurs sont rejetés, torpillés, brûlés, seule la honte gouverne. Une honte qui domine tout. C’est ça la France ? Une nation prise en tenaille entre son idéal égalitaire et des revendications identitaires ? Il est temps d’en finir et de retrouver l’esprit patriotique. Après Génération “j’ai le droit”, Une France soumise et les Territoires perdus de la République, Barbara Lefebvre répond aux questions d’Elise Blaise sur le plateau de l’émission Samedi politique de TVL et analyse les origines et les enjeux des hontes françaises en expliquant comment les conjurer.

Depuis plusieurs dizaines d’années, les symboles de la France sont voués aux gémonies… Associés aux fameuses « heures les plus sombres de l’histoire », les drapeaux tricolores n’ont plus le droit de citer dans la sphère publique en dehors des manifestations sportives. Un vide rapidement comblé par les identités de nations étrangères et les symboles européens.

Les symboles dévoyés ou raillés.

A force d’adaptations et de révisions de l’histoire, l’Education Nationale ne remplit plus son rôle. Les élèves annoncent quand ils le veulent encore des poncifs bien-pensants où la repentance de la France tient un rôle toujours grandissant. Entre discrimination positive, culte victimaire et poids grandissants des Indigènes de la République, la machine à intégration s’est enraillée.

L’école devenue terreau du communautarisme.

Les territoires se morcellent, les populations se séparent, le communautarisme est désormais perceptible dans tous le pays. Entre les quartiers totalement défrancisés et les zones périphériques désertées par les services publics, le pays est devenu un amoncellement de zones de non-droit… Celles où le droit n’existe plus et celles qui n’ont plus le droit à rien.

L’explosion d’une nation.

Barbara Lefebvre a publié une tribune dans le Figaro où elle présente ses idées sur le patriotisme. Un extrait.

Le patriotisme, nous savons le tenir dans un cadre d’explicitation à peu près consensuel: c’est cet attachement affectif puissant de l’individu envers sa patrie, qui est d’abord un territoire géographique et historique, riche d’un legs multiséculaire dont l’individu est l’héritier et le continuateur. C’est ce sentiment d’appartenance à une communauté politique et historique plus grande que lui, pour laquelle il est prêt à se dévouer, s’engager sous différentes formes, non pas seulement comme individu mais comme citoyen, plaçant l’intérêt supérieur de la patrie au-dessus de ses intérêts particuliers. Apparemment pour Emmanuel Macron, le patriotisme ne suffit plus, ne répond pas aux «enjeux de notre époque» (à l’instar de la flèche de Notre-Dame si l’on en croit le Premier ministre). Il est urgent de lui adjoindre l’adjectif préféré des bien-pensants et bien-communicants: inclusif. Pourquoi Emmanuel Macron juge-t-il nécessaire de parler de «patriotisme inclusif»?

Le «patriotisme inclusif» arrive notamment après les polémiques sur «l’écriture inclusive». Cette écriture (mais aussi cette oralité celles et ceux, toutes et tous, autrice, etc.), consistant à rendre illisible notre langue au nom de la parité et de la lutte contre la phallocratie incarnée par la règle de grammaire voulant que le neutre masculin l’emporte sur le féminin. Exemple tiré d’un site faisant la promotion de la grammaire inclusive: «L’éducateurice de mon enfant dit qu’iel a des talents de créateurice». Le iel étant le pronom personnel inclusif, c’est-à-dire qu’il représente tous les genres, masculin, féminin et autre puisqu’il existerait des genres «indéterminés» réclamant reconnaissance de «leurs droits». Si le point médian perturbe la lecture, insupporte tant d’entre nous pour ce qu’il représente en termes d’idéologie, au moins laisse-t-il encore la possibilité de comprendre le sens d’une phrase, mais avec le all inclusive de la grammaire inclusive on ne comprendra bientôt plus notre propre langue. Le mieux est toujours l’ennemi du bien…

La gauche dans ses différentes mouvances n’a qu’un seul but : détruire l’unité de la nation en la fragmentant et en opposant entre elles ses différentes composantes.

L’apposition de l’épithète inclusif n’est donc pas insignifiant, tout comme nombre de ceux qu’on accole de plus en plus à de grandes notions de philosophie politique ou de principes républicains. Ainsi Emmanuel Macron terminant sa longue allocution par cet appel à «rebâtir un patriotisme inclusif», avait aussi évoqué précédemment «un patriotisme ouvert». Voilà qui évoque immédiatement l’expression de «laïcité ouverte» utilisée par les promoteurs des «accommodements raisonnables» (nés aussi dans le monde du communautarisme anglo-saxon), qui veulent déconstruire la laïcité républicaine née des réformes de la IIIè République et de la loi de séparation de 1905. Il faut donc toujours prêter l’oreille aux formules des Modernes, du Nouveau monde.

Si l’on s’en tient donc à ce qui précède, que signifie le «patriotisme inclusif» d’Emmanuel Macron? Ce serait un sentiment d’appartenance à la patrie française à la carte, sur la base du volontariat ou du contrat révocable, où l’individu davantage que le citoyen, aurait le droit de discriminer ce qui lui convient ou non de prolonger dans le legs historique, culturel et politique dont il est l’héritier. Cela convient à l’hyper-individualisme de la société postmoderne et post-nationale où chaque génération se croit surgie de nulle part, auto-engendrée, sans filiation. «Nous n’appartenons qu’à nous-mêmes» disent les uns, sans lien de continuité avec ceux qui nous ont précédés et qui ont bâti ce dont nous profitons et que nous avons la liberté de détruire pour le rebâtir à notre gloire. «Nous n’appartenons qu’à notre race, religion, genre» disent les autres et «nous refusons de nous identifier à vous qui formez une communauté nationale», ceux-là refusent de s’intégrer à une société démocratique qui ne repose pas sur une identité close, englobante sinon totalitaire. Il ne peut donc plus y avoir de patriotisme. Mais comme une nation ne peut pas prétendre reposer sur des sables mouvants, on invente «le patriotisme inclusif»! Emmanuel Macron imagine sans doute satisfaire tout le monde, et semble toujours stupéfait de ne pas y parvenir.

Emmanuel Macron dira bien sûr rejeter «et les uns et les autres» de ces extrêmes, mais l’usage même de l’épithète «inclusif» accolé au noble mot de patriotisme démontre la malhonnêteté de la démarche du «et en même temps». Au-delà de la nation, du consensus civique et démocratique, ce qui a été perdu et dont tant de Français en colère sont orphelins, c’est le socle sans lequel rien ne tient: le patriotisme. Et il n’a pas besoin d’adjectif pour être retrouvé, réinsufflé. Si l’on n’aime pas la France inconditionnellement, ses paysages, sa littérature, ses monuments, ses héros historiques ou mythiques, si l’on ne fait pas aimer la France aux nouveaux venus, il n’y a aucune possibilité de former une volonté commune de constituer un peuple citoyen. Le patriotisme est un attachement qui se construit dès l’école, qui s’entretient, or l’autodénigrement français et la vindicte antifrançaise de certaines minorités tyranniques rendent difficile son nécessaire renforcement dans un monde plein de menaces.

Au-delà de la nation, du consensus civique et démocratique, ce qui a été perdu et dont tant de Français en colère sont orphelins, c’est le socle sans lequel rien ne tient : le patriotisme.

Aimer la France inconditionnellement ne signifie ni s’aveugler sur les trahisons de l’histoire, ni sur les errements actuels, cela ne signifie pas non plus renier ses affiliations personnelles, car comme l’écrivait Marc Bloch «c’est un pauvre cœur que celui auquel il est interdit de renfermer plus d’une tendresse». Mais «l’art d’être Français» c’est probablement de concilier tout cela au nom d’une grandeur nationale passée qu’on veut faire renaître, c’est être capable de placer son identité de patriote au-dessus du reste quand le destin de la France vous y invite.

Retrouvez l’intégralité de la tribune de Barbara Lefebvre dans les colonnes du Figaro en cliquant ici.
Illustrations DR le Figaro, TVL, Albin Michel et CC via Flickr de Adrien Chd, Blogocram, Frédéric Bisson, Jeanne Menjoulet, Yann Caradec.

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