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Un tribunal a condamné un gendarme qui avait voulu protéger ses enfants du nouveau compagnon de son ex-femme. Un exemple tragique du conflit entre le droit et le devoir moral.

Un tribunal

Que ne ferait-on pas pour sauver sa famille ? Un gouvernant sachant qu’une bombe atomique va s’abattre sur la ville, avertirait-il les siens pour qu’ils se mettent à l’abri ?

C’est sans doute ce type de dilemme qu’a dû trancher un gendarme quand il a su que son ex-femme allait se mettre en couple avec un homme au profil douteux.

 

 

Derrière l’uniforme on trouve également des hommes, des femmes, des pères et des mères qui réagissent comme des êtres humains

.

Un épouse qui quitte son mari est une affaire qui brise les cœurs de ceux qui en sont les protagonistes mais qui laisse le reste de la société indifférente tant elle est banale.

Quand sa femme l’abandonne en 2016, le militaire constate avec consternation qu’elle le quitte pour un amour de jeunesse tout récemment sorti de prison.

On parle souvent de l’attirance que ressentent les femmes pour les mauvais garçons, mais le gendarme s’inquiète principalement des conséquences de cette relation sur ses enfants.

Entre les deux hommes, les rapports sont mauvais, comme le dit le militaire :

 «  Il ne voit pas le papa que je suis mais uniquement le gendarme  »,

Dans ces conditions, les relations entre le père et ses enfants se dégrade et le gendarme se trouve dans une situation impossible.

Or, en février 2017, le papa reçoit une information troublante.

 

Le secret professionnel est consubstantiel de la fonction publique. Mais il est difficile de comparer celui des gendarmes ou des policiers avec celui d’un inspecteur des impôts.

Le gendarme apprend dans le cadre de ses fonctions que l’ADN du nouveau compagnon de son ex-femme a été identifié dans une affaire de vols avec violences commis en 2013.

N’écoutant que son devoir de père, il informe de ces circonstances la mère de ses enfants afin de lui ouvrir les yeux sur la vraie nature de son compagnon.

Le gendarme veut surtout empêcher que ses filles soient traumatisées par l’interpellation de l’individu qui va se produire le lendemain à l’aube.

“C’était le papa qui parlait. Je savais qu’on allait le chercher le lendemain, que l’interpellation n’allait pas se passer en douceur, je voulais juste la prévenir pour éviter un choc psychologique à mes filles chez leur maman”

Protéger ses enfants est un impératif moral pour tout père.

Renvoyé devant le tribunal correctionnel de Marcoing, le gendarme sera accablé à la barre par le procureur.

Le magistrat lui reprochera notamment d’avoir mis en péril l’enquête et mis en danger l’interpellation du suspect pour des raisons strictement personnelles.

Le défenseur a plaidé pour l’indulgence du tribunal et a rappelé que son avancement avait été bloqué et le gendarme muté.

Finalement, le tribunal l’a condamné à deux mois de prison avec sursis pour violation du secret professionnel sans inscription au bulletin n°2 de son casier judiciaire.

Retrouvez un article sur cette affaire dans les colonnes de l’Essor et de la Voix du nord en cliquant ici et ici.
Photos CC via Flickr de CopsAdmirer, Frédéric Bisson et Guillaume Delabarre.

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