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Pedro Sanchez, le patron du Parti socialiste espagnol, pensait se mettre des millions de voix dans la poche en exhumant Franco de son mausolée au Valle de los caidos. Les sondages lui augurent un échec relatif aux élections qui se déroulent aujourd’hui. Son coup de maître se retourne contre lui.

La magnifique Pieta qui surplombe l’entrée au Valle de los caidos, un lieu qui se veut le symbole de la réconciliation de tous les Espagnols.

A la veille d’élections législatives qui peuvent changer l’équilibre des forces au parlement espagnol avec l’irruption de Vox, le parti conservateur musclé que personne n’avait vu venir, le pari du gouvernement socialiste de Pedro Sanchez de retirer la dépouille de Franco du Valle de los caidos semble se retourner contre lui.

Le gouvernement de Pedro Sanchez avait espéré que l’exhumation de Franco lui rapporte gros sur le plan électoral.

Non seulement cette exhumation ne lui rapporte pas un électeur de plus, mais l’arrivée de l’ancien chef de l’Etat dans le mausolée familial de Mingorrubio, à quelques kilomètres de Madrid, rend une nouvelle jeunesse à la figure de l’ancien Caudillo.

Elena Barbera, dans les colonnes de Libertad digital, raconte une récente visite au cimetière où repose Francisco Franco et son récit confirme l’erreur de Pedro Sanchez.

Vous pouvez à peine voir l’intérieur du Panthéon du Franco dans le cimetière. La verrière qui orne l’entrée de la crypte est couverte de fleurs, de couronnes, de drapeaux espagnols, de bouteilles de vin sur lesquelles la photo de Franco apparaît sur l’étiquette, et de bouquets rouges et jaunes recouvrent la grille en fer forgé protégeant le tombeau.

Aucune fleur n’est fanée. Ça sent frais, les bouquets viennent d’être déposés. Je remarque un drapeau plus grand que les autres, il porte un message écrit: «L’Espagne avec Franco». Une voiture de police est garé juste à côté du panthéon. « On surveille à tour de rôle, on garde un oeil sur lui en permanence. Rien ne s’est encore passé mais plutôt prévenir que guérir, dit un des policiers.

Elena Barbera, dans les colonnes de Libertad Digital, a rendu compte de la popularité grandissante de la tombe de Franco grâce à son rapprochement de Madrid.

Dès que l’on franchit le porche du cimetière, on voit les fleurs qui décorent le seuil du mausolée.  Après que son accès ait été interdit par la police, le panthéon familial où reposent Francisco Franco et son épouse Carmen Polo est désormais accessible aux visiteurs.

Elena Barbera explique qu’en prenant la décision de transférer Franco vers le panthéon familial de Mingorrubio, Pedro Sánchez obtient le contraire de ce qu’il avait escompté. Selon le premier ministre, il fallait de toute urgence déplacer la dépouille car le Valle de los caidos était devenu un lieu de pèlerinage et de culte au fascisme. La réalité est très éloignée de cette fiction mise en scène par le patron des socialistes espagnols.

Alors que dans les années passées à peine quelques fleurs rappelaient la présence de la pierre tombale de Franco derrière le maître autel,  aujourd’hui, le Valle de los caidos accueille plus de visiteurs que jamais et l’hôtellerie de l’abbaye est pleine à craquer jusqu’aux fêtes de Noël.

L’hôtellerie bénédictine du Valle de los caidos est pleine à craquer. Les Espagnols se pressent pour passer quelques jours dans ce lieu marqué par l’histoire.

Franco n’était plus pour la majorité des Espagnols qu’un vague souvenir historique, lui rendre hommage est devenu un geste de rébellion que l’initiative même de Sanchez a rendu infiniment plus facile d’accomplir.

Alors qu’il fallait organiser toute une expédition pour se rendre au Valle de los caidos, un endroit splendide mais desservi par les corbeaux, Franco est désormais à un jet de pierre de tous ses admirateurs madrilènes. Des cohortes de vieilles dames et des bandes de jeunes rebelles sortent du métro Moncloa, grimpent dans un bus et cinquante minutes plus tard débarquent à la porte du cimetière pour moins de deux euros.

Elena Barbera ne peut s’empêcher d’imaginer l’avenir. Si Pedro Sanchez reste au pouvoir après les élections d’aujourd’hui dimanche 10 novembre, il sera peut-être tenté de déplacer à nouveau Franco dont le mausolée attire plus de monde en raison de sa proximité de Madrid et par crainte que les démarches de la famille pour que la dépouille soit enterrée dans le caveau de la cathédrale en plein coeur de la capitale, en face du palais royal, finissent par recevoir le feu vert de la justice.

Dans ce cas, le premier ministre pourrait être tenté de rechercher un lieu isolé dans la montagne, inaccessible, loin de tout, non desservi par les transports en commun… Un lieu qui répond à cette définition existe, c’est le Valle de los caidos !

Si le gouvernement socialiste, effrayé par l’affluence à Mingorrubio, souhaite trouver une nouvelle demeure pour Franco, bien isolée dans la montagne, Elena Barbera à une suggestion à lui faire…

Retrouvez le reportage d’Elena Barbera dans les colonnes de Libertad Digital en cliquant ici.
Photos DR de Libertad Digital et CC via Flickr de Rick Payette, Neticola, Saul Alvarado Mateos, Luis Jou Garcia, J Carlos Fernandez.

La galerie monumentale qui conduit à l’église creusée au coeur de la montagne.

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