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Les révélations se succèdent en Espagne sur la participation des services français à l’attentat du 11 mars 2004 qui a fauché à Madrid la vie de 200 personnes et blessé près de 2000 autres dans le plus sanglant attentat commis en Europe par l’islam radical.

La barbouze espagnole José Manuel Villarejo, et ancien haut gradé de la police, vient de rendre public un enregistrement secret de 2009 où quatre plus grands flics d’Espagne affirment que « les Marocains et les Français sont derrière les attentats du 11 mars 2014 » à Madrid.

11 mars, entre 7 h 39 et 7 h 42 du matin. Dans quatre trains de banlieue, venant de Guadalajara et d’Alcala de Henares roulant vers la gare d’Atocha, dix sacs à dos chargés de Goma2 explosent. Les terroristes ont calculé que les trains seraient alors en gare au moment de la matinée où la fréquentation est la plus élevée, où les banlieusards se hâtent de rejoindre leurs chantiers, leurs bureaux.

A l’insu des participants, en 2009 l’ex-commissaire Villarejo a enregistré un déjeuner amical où se sont retrouvés les plus hauts gradés de la police espagnole, des hommes qui avaient une connaissance intime de l’enquête sur les attentats de 2004 à Madrid.

Dans cette conversation détendue, non seulement ces grands flics ont admis que certaines preuves versées au dossier avaient été fabriquées, mais surtout qu’ils avaient l’intime conviction que les services de renseignements français et marocain avaient joué un rôle dans la préparation de ces sanglantes attaques contre Madrid.

 

Après avoir été l’homme fort des basses œuvres des régimes successifs, l’ex-commissaire Villarejo a été rattrapé par son passé et inculpé pour ses activités à la tête d’une véritable police parallèle et emprisonné.

Le site Moncloa.com a publié l’enregistrement de la conversation entre  ces quatre policiers : les commissaires Juan Antonio Gonzales (patron de la Police judiciaire), José Luis Olivera (qui dirigeait l’unité de la délinquance financière), Eloy Quiros  (patron des Stups) et José Manuel Villarejo (second du renseignement de la Police).

Ils se retrouvent dans un coin tranquille du restaurant madrilène Rianxo où ils se croient à l’abri des oreilles indiscrètes. Ils sont loin de se douter qu’un des leurs est en train de les enregistrer et que leur conversation allait refaire surface huit ans plus tard.

De gauche à droite : les commissaires Antonio Gonzales (patron de la Police judiciaire), José Luis Olivera (qui dirigeait l’unité de la délinquance financière), Eloy Quiros (patron des Stups) et José Manuel Villarejo (second du renseignement de la Police)

Dans le site de Moncloa.com on trouve l’intégralité de l’enregistrement ainsi que la transcription, mais en voici l’essentiel.

Les policiers reconnaissent que durant les trois premiers jours suivant l’attentat la police a travaillé très vite et qu’elle ne sera pas bien notée par les historiens pour ce qu’elle a fait alors.

Des nombreuses erreurs policières commises durant l’enquête ont alimenté les doutes parmi les Espagnols. Une des révélations les plus spectaculaires des policiers est l’aveu que la preuve principale, un sac à dos rempli d’explosifs et de mitraille, qui fut « trouvé » dans un commissariat est une preuve fabriquée de toutes pièces.

Or, ce sont les éléments qui la composaient, notamment le téléphone qui servait de dispositif de déclenchement des détonateurs, qui ont permis l’identification de différents inculpés dont le seul  qui fut condamné à 47 000 ans de prison.

Le sac à dos  bourré d’explosifs, de mitraille et d’un dispositif de mise à feu, s’est retrouvé dans les locaux du commissariat de Vallecas, à Madrid, sans que l’on puisse savoir comment il y est arrivé. Qui l’a trouvé dans un wagon ? Qui l’a amené au commissariat ? Personne ne le sait.
Plus troublant encore, le sac contient de la mitraille or aucune des victimes retrouvées dans les trains ne porte des blessures provoquées par des clous, des boulons ou des billes de métal. Les terroristes auraient-il fabriqué un engin explosif avec mitraille alors que tous les autres en étaient dépourvus ? Peu probable.
Autre élément troublant, les détonateurs en pouvaient exploser parce que les câbles les reliant au téléphone portable sensé les déclencher étaient débranchés. Peut-on imaginer que les terroristes n’auraient pas vérifié chaque sac à dos un par un avant de les déposer dans les trains ? Peu probable.
Enfin, le téléphone portable retrouvé dans le sac à dos ne fournissait pas la quantité de courant nécessaire au déclenchement des détonateurs. Peut-on imaginer les terroristes assez bêtes pour se procurer un téléphone techniquement incapable de la remplir la tâche qui lui avait été assignée ? Peu probable.

Au cours de la conversation, Villarejo explique comment les services français lui ont compliqué la tâche en Syrie dans sa recherches de renseignements. et il ajoute :

Mais sans aucun doute. C’est à dire que je n’ai aucun doute que les services secrets marocains ont été impliqués jusqu’au coude et que les Français leur ont fourni un appui logistique. Pourquoi ? Parce que nous suivions une ligne politique qui les gênait. Les Français, jusqu’au coude, jusqu’au coude ! 

Les accusations contre la France du commissaire Villarejo au cours de ce déjeuner avec d’autres hauts gradés de la police n’ont été contredites par aucun des participants.
Sont-elles crédibles pour autant ? A ce stade le simple bon sens suffit à les réfuter. On voit mal un service de renseignements d’un pays européen conspirer pour organiser un attentat aussi ignoble contre un autre membre de l’Union européenne.

 

La suite de l’enregistrement de cette conversation privée entre des hauts gradés de la police ne peut qu’indigner l’opinion publique mais elle ne contient pas assez d’éléments pour ouvrir une nouvelle enquête judiciaire.

En revanche, l’écrit remis au juge Manuel Garcia Castellon par l’ex-commissaire Villarejo contient des renseignements précis qui ont conduit le magistrat instructeur à demander au procureur s’il devait élargir son instruction.

Un magistrat instructeur ne peut pas de son propre chef enquêter sur autre chose que le dossier qui  lui a été confié, dans ce cas le rôle  de police parallèle de Villarejo.

Homme trouble s’il en est, la barbouze Villarejo ne peut être crue sur parole. En revanche, quand elle indique des pistes sérieuses, ce serait une faute ne pas ouvrir une nouvelle instruction.

Le 27 février dernier, dans un écrit remis au magistrat instructeur, l’ex-commissaire Villarejo affirme notamment :

« Même s’il est pénible de le reconnaître, selon les informations dont j’ai connaissance y qui se trouvent en possession du CNI (Centre de renseignements espagnol), l’Espagne a fourni les explosifs, le Maroc les terroristes et la France a organisé l’ensemble selon un plan qui a réussi ».

La barbouze ajoute dans son écrit au juge :

(le gouvernement socialiste arrivé au pouvoir après l’attentat) était-il ou non au courant des événements tragiques qui allaient avoir lieu, il n’en demeure pas moins vrai qu’ils ont accordé des avantages inexplicables tant à la France qu’au Maroc qui ont nui à nos intérêts.

Selon les informations dont j’ai connaissance et qui sont exposées dans les documents qui se trouvent entre les mains de ceux qui décident de ce dont vous pouvez avoir connaissance, la France a conçu la planification de l’attentat du 11 mars 2004. »

 

Comme dans un mille feuilles, les complots se superposent. A l’attentat s’ajoute une manœuvre d’intoxication de la part de services parallèles alliés aux médias dominants et d’une partie des forces policières pour faire perdre le pouvoir à  la droite.

Parmi les manœuvres  pour faire tomber le gouvernement de droite, l’affirmation par les médias dominants que les explosifs avaient été déclenchés par des terroristes suicides, ce qui n’était pas le cas, le but étant de démontrer que les attentats étaient le fait de musulmans radicalisés en réponse à l’intervention du gouvernement de droite en Irak aux côtés des Etats-Unis.

Mémorial dédié aux victimes.

Il est difficile en l’état actuel des informations de prendre pour argent comptant les accusations de l’ex-commissaire contre les services marocains et français qui ne reposent que sur la valeur que l’on accorde à ses souvenirs.

D’un point de vue rationnel, il est pratiquement impossible d’envisager que deux services de renseignements de puissances voisines de l’Espagne réunissent leurs moyens pour contribuer à la réalisation de l’attentat le plus sanglant ayant frappé l’Europe.

Quelle hypothèse peut-on avancer ? La plupart des personnes impliquées dans ces attentats étaient des musulmans radicalisés connus des services de sécurité européens et marocain. Il est donc très probable qu’à titre individuel ces terroristes aient été en contact avec ces services. Cela ne fait pas de ces fonctionnaires des complices dans la préparation de l’attentat ni même qu’ils aient été au courant qu’il allait avoir lieu.

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