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Le Slip français est une entreprise née d’une bonne idée, vendre très cher des sous-vêtements produits en France à une clientèle recrutée sur les réseaux sociaux. Surfant sur l’amour de la France, l’attachement à des valeurs « traditionnelles », l’entreprise a réussi à se faire une place jusqu’au jour où tout à basculé…

Dans les colonnes de Boulevard Voltaire, le redoutable Jean-Yves Le Gallou prend pour cible la société le Slip français qui a fait preuve de la plus grande lâcheté face aux diktats de l’extrême-gauche et du politiquement correct. Un extrait de cette féroce tribune à retrouver en entier sur le site du Boulevard Voltaire.

L’aventure du Slip français, c’est une belle histoire en train de mal tourner.

En 2010, Guillaume Gibault, à peine sorti d’HEC, crée l’entreprise. L’idée est simple : vendre – cher – sur Internet des slips de qualité pour hommes, des slips fabriqués et façonnés en France. Un vrai marketing identitaire avec une cocarde tricolore bien en vue sur le côté du sous-vêtement. La marque se fait connaître par du buzz, pas toujours léger, en détournant la campagne présidentielle de François Hollande sur le changement, sur le thème « Le changement de slip, c’est maintenant ». Pour le reste, la firme surfe sur le nationalisme économique sur fond d’esprit cocardier. Le succès commercial est au rendez-vous : 500.000 sous-vêtements vendus en 2018.

Une des raisons du succès de l’entreprise reposait sur des codes visuels et sémantiques en mesure de séduire une clientèle attachée à la France et à ses valeurs traditionnelles.

Jean-Yves Le Gallou explique que les choses se gâtent en septembre 2019. Pour la rentrée la marque lance un coup de com’ : le patron pose avec une quarantaine de collaborateurs, hommes et femmes, à moitié vêtus mais tous portant de manière apparente le slip à la cocarde tricolore. Une manière de faire savoir que la firme s’attaque, désormais, au marché féminin. Las, sur la photo, il n’y a que des Blancs (ou Blanc.he.s, pour parler en écriture inclusive). Les « indigénistes » s’indignent et lancent une campagne sur les réseaux sociaux. Au lieu de laisser filer, Guillaume Gibault reconnaissait le manque de diversité des ses « slipistes ». Premier aveu de faiblesse. Dans la foulée, la bannière publicitaire change et un mannequin noir rasta apparaît !

La presse professionnelle a relayé sans nuances le discours de l’extrême-gauche.

Jean-Yves Le Gallou rappelle un autre des faux-pas du Slip français. Il est pris par la patrouille des Sleeping Giants, des activistes d’extrême gauche qui veulent assécher les ressources publicitaires des médias « mal-pensants ». Leur cible ? Valeurs actuelles, Boulevard Voltaire, notamment. Là encore, au lieu de laisser pisser (pardon), Guillaume Gibault s’exécute en faisant enlever les publicités de sa marque sur ces médias car cela ne correspond pas aux « valeurs de l’entreprise » (sic !). Mauvaise pioche : Valeurs actuelles et les Watching Giants (un groupe de patriotes résistants sur les réseaux sociaux) épinglent l’entreprise « au mur de la honte » répertoriant les censeurs.

La réponse de l’entreprise aux menaces de l’extrême-gauche révèlent un manque total de courage et d’intégrité intellectuelle.

Arrive le réveillon. Dans un esprit carnaval, quelques salariés de l’entreprise organisent, à leur domicile, une fête sur fond de « Saga Africa ». Danse et faune locale au programme avec des Blancs grimés en Noirs (horreur), voire en singe. De l’humour potache qui scandalise, cinq ans après que toute la France bien-pensante a défilé sur le thème « Je suis Charlie ». C’est-à-dire la défense du droit à l’humour même agressif, même de mauvais goût. Les « indigénistes » lancent une campagne de boycott. Le patron se soumet à nouveau. Et annonce des sanctions contre ses salariés. Faut-il considérer qu’ils sont sous la surveillance de l’entreprise 24 heures sur 24 et 365 jours par an ? Incroyable. Ce n’est plus du salariat. C’est du servage, voire de l’esclavage. Comme si cela ne suffisait pas, Guillaume Gibault charge SOS Racisme « d’actions de sensibilisation » – bref, de lavage de cerveau – de ses salariés. Cette fois, la coupe est pleine pour la patriotosphère qui reprend à son compte le mot-dièse Boycottleslipfrançais, sauf que là, c’est le cœur de cible des clients qui est touché…

La politique de l’extrême-gauche est de terroriser les entreprises pour qu’elles adoptent le schéma culturel du Grand Remplacement.

Par crainte des banques ? L’entreprise en a besoin : elle est non seulement en croissance mais, en plus, déficitaire, un million d’euros en 2017 et autant en 2018.

Pour se présenter sans tache « politiquement incorrecte » à d’éventuels repreneurs, le jour venu ?

Par soumission au conformisme tel qu’on le pratique dans les écoles de commerce et chez les start-upers ?

Par Hybris ? Sur sa bannière Twitter, Guillaume Gibault se présente ainsi : « Et si l’entreprise changeait le monde ? » En toute simplicité.

Pour riposter à la persécution de l’extrême gauche contre les marques qui font de la  publicité dans la presse alternative ou les médias de droite, des patriotes ont rejoint WatchingGiants.

Pour conclure sa tribune, Jean-Yves Le Gallou s’interroge sur la suite à donner à cette affaire.

Le patron de Polemia conseille aux salariés de résister et de ne pas se conduire en moutons d’un petit patron totalitaire. Il leur suggère de se faire aider pour défendre leurs droits en justice.

Quant aux clients, ajoute-t-il, libre à eux de continuer à se fournir auprès du Slip français s’ils veulent indirectement alimenter les caisses de SOS Racisme. 

Retrouvez l’intégralité de la tribune de Jean-Yves Le Gallou dans les colonnes de Boulevard Voltaire en cliquant ici.
Illustrations sélectionnées en ligne dans le cadre prévu par l’article L122-5 3°b du Code de propriété intellectuelle.

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