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La justice espagnole refuse de rouvrir l’enquête sur les attentats de 2004 qui ont dévasté Madrid car l’ex-commissaire Villarejo n’aurait pas apporté de preuves suffisantes sur la participation des services français et marocains aux attentats.

Le magistrat instructeur Manuel García-Castellón estime que l’ex-commissaire Villarejo n’a pas apporté d’éléments probants nouveaux pour rouvrir l’enquête sur les attentats commis à Madrid en 2004 qui ont provoqué deux mille victimes.

11 mars, entre 7 h 39 et 7 h 42 du matin. Dans quatre trains de banlieue, venant de Guadalajara et d’Alcala de Henares roulant vers la gare d’Atocha, dix sacs à dos chargés de Goma2 explosent. Les terroristes ont calculé que les trains seraient alors en gare au moment de la matinée où la fréquentation est la plus élevée, où les banlieusards se hâtent de rejoindre leurs chantiers, leurs bureaux.

Rapelons que ces attaques se sont produites en mars 2004 quelques jours avant les élections générales en Espagne.

Elles ont eu un impact considérable sur le résultat sorti des urnes. Le Parti populaire du premier ministre José María Aznar, donné pourtant largement gagnant avant les explosions, était facilement battu par le Parti socialiste de José Luis Rodríguez Zapatero.

Des longues années d’enquête, un procès spectaculaire et de très nombreuses zones d’ombre font de cette attaque terroriste un cas à part. Beaucoup d’Espagnols sont convaincus que les vrais responsables n’ont pas été condamnés et que seuls des lampistes sont morts dans les affrontements avec la police ou ont fini en prison.

Après avoir été l’homme fort des basses œuvres des régimes successifs, l’ex-commissaire Villarejo a été rattrapé par son passé et inculpé pour ses activités à la tête d’une véritable police parallèle et emprisonné.

Le juge s’est appuyé sur un rapport de l’unité spécialisée de la police chargée des affaires classées la Brigada de Análisis y Revisión de Casos (BARC) qui a seulement étudié la mise en oeure des procédures réglementaires au cours de l’enquête sur les attentats.

Ni dans les déclarations de l’ex-commissaire Villarejo ni dans le rapport de BARC n’ont été trouvés d’éléments probants suffisants pour rouvrir l’enquête.

Les accusations contre la France du commissaire Villarejo s’étayaient notamment par le compte rendu d’une écoute clandestine à de hauts gradés de la police qui n’a été contredites par aucun des participants. Est-elle crédible pour autant ? A ce stade le simple bon sens suffit à la réfuter. On voit mal un service de renseignements d’un pays européen conspirer pour organiser un attentat aussi ignoble contre un autre membre de l’Union européenne. Visiblement le juge espagnol est de cet avis.

 

Les déclarations de l’ex-commissaire Villarejo ont trouvé d’autant plus d’écho que l’opinion publique espagnole reste dubitative face à une enquête qui repose principalement sur les informations extraites d’un sac à dos qui semble avoir été fabriqué à dessein et pas par les terroristes.

Le sac à dos  bourré d’explosifs, de mitraille et d’un dispositif de mise à feu, s’est retrouvé dans les locaux du commissariat de Vallecas, à Madrid, sans que l’on puisse savoir comment il y est arrivé. Qui l’a trouvé dans un wagon ? Qui l’a amené au commissariat ? Personne ne le sait.
Plus troublant encore, le sac contient de la mitraille or aucune des victimes retrouvées dans les trains ne porte des blessures provoquées par des clous, des boulons ou des billes de métal. Les terroristes auraient-il fabriqué un engin explosif avec mitraille alors que tous les autres en étaient dépourvus ? Peu probable.
Autre élément troublant, les détonateurs en pouvaient exploser parce que les câbles les reliant au téléphone portable sensé les déclencher étaient débranchés. Peut-on imaginer que les terroristes n’auraient pas vérifié chaque sac à dos un par un avant de les déposer dans les trains ? Peu probable.
Enfin, le téléphone portable retrouvé dans le sac à dos ne fournissait pas la quantité de courant nécessaire au déclenchement des détonateurs. Peut-on imaginer les terroristes assez bêtes pour se procurer un téléphone techniquement incapable de la remplir la tâche qui lui avait été assignée ? Peu probable.

L’ex-commissaire Villarejo a-t-il d’autres arguments sous le coude ? A défaut d’informations plus sérieuses, il y a peu de chances que l’enquête sur les auteurs, les inspirateurs et les financiers de ces terribles attentats soit rouverte.

 

L’incapacité de Villarejo à prouver ses dires a pour conséquence de blanchir les services français et marocains accusés par l’ex-commissaire d’avoir été impliqués dans les attentats pour punir l’Espagne.

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