fbpx
Partager sur facebook
Partager sur google
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur pinterest
Partager sur facebook
Partager sur google
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur pinterest

La gauche revient au pouvoir au Danemark : mais en adoptant des politiques de lutte contre le Grand Remplacement. Est-ce le signe d’une évolution de la politique européenne ?

Le nouveau gouvernement danois sera social-démocrate. Mais nous sommes loin des vieilles lunes socialistes qui ont conduit l’Europe dans le mur et qui sont encore de rigueur en France.

Comme les partis danois ont rejoint une position commune sur les questions migratoires, le débat peut enfin se porter sur des questions importantes pour la vie quotidienne des Danois.

Pour retrouver une place dans le coeur des électeurs danois, les sociaux démocrates danois sous la houlette de Mette Frederiksen ont cherché à répondre aux attentes de leur électorat et ils sont crédités de 27% des voix aux élections législatives. En revanche, le Parti du peuple danois, de droite identitaire risque de perdre la moitié de ses sièges. Mais; comme le remarque Libération :

Pourtant, la formation aujourd’hui dirigée par Kristian Thulesen Dahl apparaît comme la grande gagnante idéologique de ces deux dernières décennies. «La plupart des positions anti-immigration, anti-asile et anti-islam qui caractérisaient essentiellement le parti populaire danois se sont peu à peu normalisées jusqu’à devenir omniprésentes, rappelle Susi Meret, professeure associée à l’université d’Aalborg. Les partis dominants se sont emparés de son discours.»

Mette Frederiksen a réussi un savant mélange de politiques de gauche avec un virage radical vers la droite en ce qui concerne les questions migratoires. Déjà l’année dernière, elle avait proposé que les demandeurs d’asile soient renvoyés dans des centres de réception situés en dehors d’Europe, par exemple, en Afrique du Nord, où leurs demandes pourraient être étudiées.

La presse bien-pensante française n’a pas de mots assez durs pour condamner l’évolution de la politique danoise.

Déjà en 2015 le Danemark avait adopté des mesures contraignantes comme le rappelle Libération :

En 2015, alors que les migrants se succèdent aux portes de l’Europe, le Danemark adopte la très controversée loi de confiscation des bijoux. Les nouveaux arrivants peuvent se faire saisir leur argent liquide et leurs objets valant plus de 10 000 couronnes (1 340 euros) pour financer le coût de leur séjour pendant l’examen des demandes d’asile.


Plus récemment, en décembre 2018, le Parlement a autorisé la transformation de la petite île de Lindholm en un centre de rétention à ciel ouvert pour les étrangers condamnés à une peine de prison, mais que les conventions internationales empêchent de renvoyer dans leur pays d’origine. Située dans le sud du pays, l’île servait jusque-là à maintenir des animaux malades en quarantaine. Le symbole n’aurait pas pu être plus clair.

Mette Frederiksen est une femme de caractère qui a su conduire le virage à droite de son parti en matière de politique migratoire.

A la grande horreur des droits de l’hommistes de tout poil, les sociaux démocrates ont également repris une idée de la droite identitaire : instituer une limite au nombre de migrants non européens admis dans le pays.

Mette Frederiksen a ajouté dans les débats que se soucier des conséquences de l’immigration de fait pas de vous une mauvaise personne.

Une nouvelle loi permet de faciliter les retours des déboutés et a institué que tous les permis de résidence sont provisoires, tout en réduisant les possibilités de réunification familiale ainsi que les allocations.

Le parti libéral danois de Lars Lokke Rasmussen est le principal opposant des socio-démocrates.

Les socio-démocrates sont également poussés vers la droite par l’apparition de partis plus radicaux que Libération présente ainsi :

La Nouvelle droite et Ligne dure ciblent les migrants récents mais aussi tous les citoyens danois nés à l’étranger (soit près de 10% de la population).
Ligne dure a fait de l’islamophobie sa raison d’exister. Son fondateur, Rasmus Paludan, s’est fait remarquer sur YouTube en allant brûler des corans, parfois enrobés de bacon, dans des quartiers populaires. La proposition phare de son programme est l’expulsion du pays de tous les musulmans, y compris ceux de citoyenneté danoise. Si les sondages, qui leur accordent 3% des voix chacun, ne se trompent pas, ces deux formations devraient entrer au Parlement.

De son côté le Monde explique l’évolution des socio-démocrates danois :

L’arrivée de 21 000 demandeurs d’asile au Danemark en 2015, et la traversée du pays par des dizaines de milliers d’autres en route vers la Suède et la Finlande, « a servi de déclencheur », selon Perer Nedergaard. Au Parlement, les sociaux-démocrates votent toutes les restrictions proposées par la droite et les nationalistes. Ils approuvent la fermeture des frontières, défendent l’existence d’un camp de rétention où sont parquées des familles, malgré les critiques des associations, et soutiennent même le principe d’une île où seront envoyés les déboutés de l’asile.

L’extrême-gauche multiplie les manifestations violentes dans le but d’interdire la libre expression de la politique, mais elle a été contenue par une police très professionnelle.

Dans leur programme de 42 pages, présenté en février 2018, et intitulé « Juste et réaliste », les sociaux-démocrates reconnaissent que le Danemark doit limiter les arrivées, en n’acceptant plus que des réfugiés sélectionnés par les Nations unies (ONU), idéalement dans des camps de triage hors des frontières de l’Union européenne (UE). En échange, le parti veut augmenter ses dépenses d’aide au développement pour limiter les départs et appelle à un « plan Marshall européen pour l’Afrique ».

Dans le chapitre intitulé « Le nouveau combat pour la liberté », la formation décline ses propositions pour l’intégration : une « obligation de contribuer », c’est-à-dire d’accepter une activité, rémunérée ou non, jusqu’à trente-sept heures par semaine, pour les bénéficiaires de l’allocation d’arrivée et du minimum social, la suspension des aides de l’Etat aux écoles privées confessionnelles ayant plus de 50 % d’élèves d’origine étrangère, l’inscription automatique des enfants de 1 an en crèche, l’obligation pour les prédicateurs étrangers de passer un test de langue danoise et de traduire leurs sermons…

L’extrême-gauche est très présente au Danemark, mais son agitation n’a pas empêché l’évolution des grands partis  politiques vers des positions favorables aux intérêts des Danois.

Pour le sociologue Aydin Soei, spécialiste de l’intégration, ce revirement est la preuve qu’« il n’est plus possible de gagner des élections au Danemark sans adopter une position dure sur l’immigration ». Il rappelle pourtant que tous les indicateurs d’intégration sont au vert et que les arrivées sont au plus bas : seulement 1 652 demandeurs d’asile ont obtenu un permis de séjour en 2018. « Il semble que les sociaux-démocrates soient prêts à tout pour obtenir le poste de premier ministre », abonde Sofie Carsten Nielsen, numéro deux du parti social-libéral.

L’exemple danois est porteur d’espoir car il prouve que les partis les plus indifférents au Grand Remplacement peuvent finalement écouter leurs électeurs et répondre à leurs attentes.

Ce virage de la gauche danoise reflète un consensus dans le pays : il faut arrêter le Grande Remplacement. Il est temps que ce message soit également compris en France.

Retrouvez les articles Libération en cliquant ici et ici. Celui du Monde en cliquant ici.
Photos DR et CC via Flickr de Vestre, Kristoffer Trolle, Dennis Skley et News Orensund.

Le jeune politicien Stram Kurs développe un argumentaire très hostile à l’islam et à la présence de population allogènes. Son succès conduit mécaniquement les autres formations à durcir leurs positions.

AIDEZ la nouvelle librairie

Une centaine de Black blocs s’en est pris très violemment à la Nouvelle Librairie.

Nous comptons sur vous

Pour nous rejoindre
dans ce combat !

Fermer le menu