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Par une décision scandaleuse dont on ignore les motifs, la Pologne a banni l’intellectuel dissident américain Jared Taylor. Francophone, visiteur régulier de la France, ayant pris la parole à de nombreuses reprises dans des réunion et colloques, cet analyste des sociétés multiraciales est interdit d’entrée en France.

Mais qui a dit que la Pologne était un pays où les populistes et les identitaires seraient rois ? Pas Jared Taylor en tout cas. Le fondateur du journal et mouvement identitaire American Renaissance, vient en effet d’apprendre que la Pologne venait de le bannir, jusqu’en 2021, de l’Union européenne. Avec effet immédiat (il se trouvait en Suisse à ce moment-là). Une décision appliquée plus rapidement que lorsqu’il s’agit de contrôler les entrées de migrants à nos frontières.

Pour faire le point sur cette sanction éminemment politique – qui témoigne d’une répression qui tend à se généraliser en Europe vis-à-vis de certains courants de pensée (le Royaume-Uni a interdit à plusieurs militants identitaires de pénétrer sur son sol alors même qu’il autorise des sympathisants de terroristes islamistes à manifester dans les rues, cherchez l’erreur) –, Breiz Infos a  interrogé Jared Taylor.

Familier des mouvements patriotiques français et européens, Jared Taylor est un grand défenseur du droit des peuples à préserver leur identité. On le voit ici avec Jean-Yves Le Gallou, Catherine Blein et Fabrice Robert.

Breizh-info.com : Pouvez-vous vous présenter brièvement à nos lecteurs et présenter American Renaissance ?

Jared Taylor (American Renaissance) : Je suis un Américain qui a fait ses études à Sciences Po et qui aime beaucoup la France. La manière la plus facile de classer American Renaissance est de dire que nous sommes des identitaires. Nous croyons que les Américains blancs font partie d’une fraternité mondiale des Européens, et que nous avons le droit de rester majoritaires dans le pays que nos ancêtres ont fondé sur ce continent. Notre lutte est identique à celle des identitaires en France ou Allemagne ou ailleurs. Nous sommes contre le « multiculturalisme », qui tue la culture de l’Occident. Au niveau plus fondamental, nous voulons que notre peuple survive, et pour la survie il faut augmenter les taux de naissance et en finir avec l’immigration des allogènes.

Nous avons un site internet, une chaine YouTube, et nous émettons une série de podcasts. Par ailleurs, nous tenons un colloque chaque année. Malheureusement, à ce moment, tout est en anglais. Pourtant, j’ai fait quelques interviews en français, comme celui-ci.

Ayant étudié à Paris dans la prestigieuse école de Sciences politiques, Jared Taylor est un parfait francophone.

Breizh-info.com : Que s’est-il passé ces derniers jours pour vous en Europe ?

Jared Taylor (American Renaissance) : Le 29 mars, je faisais une escale à Zurich avant de prendre l’avion pour aller à Stockholm pour faire une intervention au colloque « Scandza Forum. » Les autorités suisses m’ont refoulé à l’aéroport, et m’ont indiqué que la Pologne m’avait banni de la zone Schengen jusqu’en 2021. Je n’avais pas été averti préalablement. J’ai été obligé de passer la nuit à l’aéroport et je suis revenu aux États-Unis le lendemain. En tout, j’ai passé 52 heures dans des avions et dans des aéroports.

Jared Taylor est un passeur d’idées. Ici, il accueille en 2013 Fabrice Robert, président du Bloc identitaire à la conférence organisée par American Renaissance près de Nashville.

Breizh-info.com : Pourquoi la Pologne a-t-elle fait cette demande ? N’est-ce pas un pays au gouvernement dit « populiste » ?

Jared Taylor (American Renaissance) : Ils n’ont pas donné d’explications. Les autorités suisses n’avaient aucune idée, mais ils m’ont dit qu’ils n’avaient pas le choix : il fallait suivre la directive en tant que membre du groupe Schengen.

Me concernant, je suis allé deux fois an Pologne faire des interventions devant des groupes nationalistes, durant lesquelles j’ai encouragé les Polonais à résister à l’immigration pour que leur pays reste européen. La deuxième fois, l’organisateur de mes interventions a été contacté par la police qui lui a expliqué que si je contrevenais aux lois polonaises sur « l’incitation à la haine raciale », il en serait tenu responsable. Bien sûr, je n’ai rien fait de tel, mais je crois que les Polonais me considèrent comme un criminel de la pensée, et ont décidé de me bannir.

Oui, la Pologne a un gouvernement « populiste », mais elle subit des pressions des autres pays de l’Union européenne qui veulent qu’elle admette plus de « réfugiés ». Je suppose que ce genre de bannissement a pour but de montrer aux Occidentaux que la Pologne n’est pas « raciste » ou « xénophobe ».

Jared Taylor est un invité régulier de TV Libertés. Ici sur le plateau de Martial Bild.

Breizh-info.com : Sur quelle loi est basée l’interdiction de fréquenter l’Union européenne ? Y a-t-il des précédents ?

Jared Taylor (American Renaissance) : Chaque membre de l’espace Schengen a le droit d’interdire toute personne qu’il considère comme étant un fauteur de trouble potentiel à l’ordre public. Il y a beaucoup de précédents pour ce genre de sanction. Ça arrive de plus en plus souvent chez les identitaires. Je trouve lamentable que la Pologne, agissant toute seule, puisse me bannir de 25 autres pays, y compris la France.

Jared Taylor et Jean-Yves Le Gallou échangent des points de vue aux marges d’un colloque à Paris consacré aux invasions migratoires.

Breizh-info.com : Allez-vous contester cette interdiction ? Êtes-vous inquiet pour l’avenir de l’Europe dans de telles conditions ?

Jared Taylor (American Renaissance) : Je me suis adressé à l’ambassade de la Pologne en Amérique, et ils m’ont dit qu’ils ne peuvent même pas accéder aux bases de données sur les gens bannis. Ils m’ont donné un numéro de téléphone en Pologne avec un répondeur en polonais, une langue que je ne comprends pas. J’ai des camarades polonais qui vont essayer de composer le numéro.

J’ai fait appel au département d’État américain, et ils m’ont indiqué avoir ouvert une procédure pour savoir quelles données sur moi étaient enregistrées à propos des règlements frontaliers de Schengen. Il faudra faire la demande en polonais, encore avec l’aide des camarades polonais. J’aimerais au moins recevoir une explication officielle de ce que j’ai fait qui mérite une telle punition, et au mieux, réussir à lever le bannissement.

Venu en France pour participer à un colloque organisé par la France rebelle, Jared Taylor en a profité  pour visiter les sites emblématiques de la présence américains lors de la Grande Guerre. Ici, il rend hommage aux soldats américains tombés au champ d’honneur au Bois Belleau pendant les combats de 1918.

Breizh-info.com : Comment les Américains perçoivent-ils l’évolution culturelle et ethnique de l’Europe ?

Jared Taylor (American Renaissance) : Cela dépend de quels Américains. Ceux, comme moi, qui aiment l’Europe et son peuple sont ahuris par le « grand remplacement ». Les autres, qui soutiennent (ou prétendent soutenir) le multiculturalisme, disent que si les Français de souche veulent rester majoritaires dans leur propre pays c’est « raciste » ou bien même « nazi ».

Cette forme de folie dure déjà depuis 50 ou 60 ans en Amérique, mais elle commence à s’écrouler. Petit à petit la santé mentale revient, et en Amérique, et en Europe. C’est grâce aux efforts des identitaires et autres nationalistes que nos peuples européens vont survivre et prospérer.

Propos recueillis par YV

Dans un projet de documentaire pour TV Libertés, Jared Taylor s’entretient avec un figurant du parc national de Fort Necessity en Pennsylvanie. C’est ici qu’en 1754, les troupes françaises capturèrent un jeune officier anglais coupable d’avoir attaqué et massacré en pleine paix une colonne française commandée par le lieutenant Joseph Coulon de Villiers, sieur de Jumonville. Cet officier anglais allait être très connu quelques années plus tard : George Washington.

Retrouvez l’entretien sur le site de Breizh Infos en cliquant ici.
Photos DR.

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