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Le pass sanitaire jusqu’en juillet 2022 ?

Dans la nuit du 20 au 21 octobre l’Assemblée nationale a voté en première lecture le projet de loi de vigilance sanitaire. Ce projet donne la possibilité à l’exécutif de prolonger le pass sanitaire jusqu’en juillet 2022 mais aussi l’état d’urgence et de remettre en place un couvre feu ! On avait parlé d’un assouplissement à partir du 15 novembre mais manifestement le gouvernement préfère profiter de la situation sanitaire pour restreindre les libertés individuelles des citoyens au nom du « bien commun ». 

Une très petite majorité a voté pour la prolongation du pass sanitaire.

Pas de territorialisation !

Le député LREM Pacôme Rupin, fortement opposé au pass sanitaire malgré son appartenance à la majorité, avait réussi à faire voter en commission un amendement limitant à partir du 15 novembre le pass sanitaire aux départements ayant un taux d’incidence de plus de 50 pendant sept jours consécutifs. Cependant cet amendement à été jugé inopérable par la majorité et donc par conséquent le pass continuera d’être applicable partout en toute circonstance malgré une amélioration de la situation. 

Pacôme Rupin, député LREM et opposant au pass sanitaire qui selon lui est un "outil dangereux pour nos libertés."

La levée du secret médical.

Ce projet de loi ne fait pas que limiter nos libertés, ce qui est déjà une aberration, mais en plus de cela il viole le secret médical. En effet, un amendement glissé en toute discrétion par l’exécutif dans le projet de loi permet aux directeurs d’établissement « d’enseignement scolaire du premier et du second degrés et les personnes qu’ils habilitent spécialement à cet effet [d’]avoir accès aux informations relatives au statut virologique des élèves, à l’existence de contacts avec des personnes contaminées ainsi qu’à leur statut vaccinal. » Cet amendement à pour but « de faciliter l’organisation de campagnes de dépistage et de vaccination et d’organiser des conditions d’enseignement permettant de prévenir les risques de propagation du virus », c’est la légitimation du flicage des enfants non-vaccinés et de leurs parents et la porte grande ouverte à la stigmatisation des anti-vaccins ou pass. 

Le Sénat étudiera le projet de loi à partir du 28 octobre.

Coup de pouce pour la campagne macronienne ? 

Un autre problème que soulève ce projet de loi est sa durée et notamment l’enjambement de la période électorale. Actuellement il est possible pour l’exécutif de limiter le déplacement des personnes mais aussi d’imposer la fermeture de certains établissements en cas de forte reprise de l’épidémie, ces dispositions auraient dû s’arrêter avec la sortie de l’état d’urgence. Cependant l’adoption totale de cette loi donnerait au gouvernement la possibilité de prolonger ces dispositions jusqu’après l’élection présidentielle tout en profitant de ces mesures pour restreindre l’accès aux lieux de débats publics, aux meetings politiques etc. 

L’état continue d’abuser de la situation sanitaire pour asseoir son autorité en privant les Français de leurs libertés individuelles et ainsi créer une véritable division au sein de notre nation. “Diviser pour mieux régner”, préconisent-ils.

Ce nouveau projet de loi ne sera étudié par le Sénat que le 28 octobre.

Illustration pass sanitaire par le gouvernement.
Capture d’écran tweeter LCP.
Photo cc via Wikimédia commons de Patrick Wei.
Photo cc via Flickr de Mathieu Delmestre.

 

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