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La réalité d’un garde champêtre d’Ásotthalom

Il y a quelques années vous nous avez aidé à financer l’achat d’un véhicule pour qu’un village hongrois, Ásotthalom, à la frontière avec la Serbie puisse protéger ses habitants de hordes de migrants prêtes à franchir les barrières tous les jours. Un journaliste de Breizh Info a pu rencontrer un garde champêtre d’Ásotthalom et lui poser des questions sur sa réalité, loin des propagandes de Bruxelles et de son influence.

Depuis plusieurs années, notamment la crise migratoire de 2015, la Hongrie est l’un des points chauds de l’immigration illégale en Europe, en provenance de la Serbie et des Balkans.

Parmi les communes les plus touchées par le phénomène, le village frontalier de Ásotthalom, dont le maire nationaliste László Toroczkai avait fait grand bruit en réclamant le premier l’érection d’une protection physique à la frontière.


Suite à l’érection du grillage frontalier entre la Hongrie et la Serbie, le flot de migrants en transit par la Hongrie a quasiment cessé, même si régulièrement des groupes de migrants continue de tenter leur chance. Les événements récents en Afghanistan ont ainsi envoyé un signal à de nombreux candidats à la migration (pas uniquement Afghans), ce qui se ressent jusqu’à la frontière serbo-hongroise.

Breizh Info était en Hongrie et a rencontré un garde champêtre de la commune rurale de Ásotthalom, qui assiste les forces de l’ordre dans l’interception des migrants, aussi bien à la frontière que dans la commune même pour ceux d’entre eux qui ont traversé avec succès le grillage.

Sándor Nagy devant son véhicule de patrouille et le grillage frontalier séparant la Hongrie de la Serbie

Breizh-info.com : En quoi consiste votre travail ? A quoi ressemble une journée de travail pour vous ?

Sándor Nagy : En pratique, nous n’avons pas d’horaires. Ce qui veut dire que nos téléphones de service sont branchés 24 heures sur 24. Dès qu’un signalement nous parvient, nous nous rendons aussitôt sur le terrain et partons à la recherche des intrus.

Breizh-info.com : Ces dernières semaines ou ces derniers mois, voyez-vous le nombre des migrants augmenter ? Ceux qui réussissent à passer la clôture, ils font comment ?

Sándor Nagy : Les chiffres des trois ou quatre derniers mois font apparaître qu’en termes d’immigration illégale, nous sommes revenus au niveau de 2015. Une masse énorme se dirige vers nous. En général, la technique qu’ils emploient, c’est d’escalader la clôture au moyen d’échelles. Certains creusent aussi des trous : il y a moins de deux semaines de cela qu’on a encore découvert un tunnel ; mais la technique la plus employée reste l’échelle. Je dois hélas reconnaître que ceux qui ont déjoué la clôture représentent une assez grande partie des intrus présents sur le territoire national. Il existe un réseau de passeurs qui fonctionne très bien, si bien que ceux qui réussissent à traverser le système de protection des frontières hongroises sont très nombreux – après quoi, ils continuent leur route vers l’Europe de l’Ouest.

En rouge : la commune de Ásotthalom, à la frontière serbo-hongroise.

Breizh-info.com : Qu’est-ce qui vous a motivé à choisir ce travail consistant à garder la frontière ?

Sándor Nagy : C’est le maire de mon village qui m’a demandé de m’en charger. Au début, ça m’a fait un peu peur, je n’étais pas sûr d’être à la hauteur, mais les années qui se sont écoulées depuis lors ont démontré que je l’étais, et je suis fier de ce travail.

Breizh-info.com : Question de nature politique : avez-vous l’impression d’être soutenu dans votre travail par le gouvernement hongrois et par l’UE ?

Sándor Nagy : J’ai l’impression que même le gouvernement hongrois ne nous soutient pas suffisamment. Je dirais que nous aurions besoin d’être soutenus davantage, ne serait-ce que pour pouvoir opérer avec un effectif plus important. S’agissant de l’UE, je n’ai pas l’impression qu’on reçoive le moindre soutien. Comme c’est l’UE qui a provoqué la pression migratoire à laquelle nous sommes soumis, on peut dire que tout ce que l’Union a fait, c’est de nous compliquer le travail, car Angela Merkel, en encourageant ces masses d’envahisseurs à prendre la direction de l’Europe de l’Ouest, a créé un énorme surplus de travail, et a fait du pays où nous vivons un endroit beaucoup plus dangereux qu’il ne l’était auparavant.

Le véhicule de la garde champêtre de Ásotthalom arbore sur un de ses flancs le drapeau français, car ce véhicule a été en partie financé en 2015 par des dons français de l’association NCI.

Breizh-info.com : Quel message souhaiteriez-vous faire parvenir aux français et aux européens qui regarderont cette interview ? Dans les médias occidentaux mainstream, le refrain est encore et toujours que les Hongrois sont de méchantes gens qui défendent leurs frontières et s’adonnent à la chasse aux migrants. Quel message souhaiteriez-vous faire parvenir à ceux qui lisent la presse mainstream en Europe de l’Ouest, et n’entendent dire que pis que pendre à propos de la Hongrie ?

Sándor Nagy : Mon message à l’usage des Européens de l’Ouest, c’est que le temps nous donnera raison. Un beau jour, ils se rendront compte avec stupeur que ce que nous autres faisons en ce moment, ou essayons de faire, c’est finalement une bonne chose. Quand l’Europe de l’Ouest sera perdue – se sera perdue –, c’est à ce moment-là qu’ils se rendront compte avec stupeur que nous avions vraiment raison. Et qu’ils auraient dû nous aider à défendre vraiment la frontière. Nous ne sommes pas des racistes, ni des xénophobes. Nous nous permettons juste d’aimer notre patrie, nous défendrons cette patrie à tout prix, et je pense que c’est ce que les sociétés d’Europe de l’Ouest devraient elles aussi faire.

Retrouvez cette interview de Breizh Info sur leur site internet en cliquant ici.

Crédit photo : breizh-info.com

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