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Quand la voix de la jeunesse s’élève contre l’ordre établi, la bien pensance et le politiquement correct, elle doit être relayée car en elle résonne notre avenir. La naissance du magazine « l’Etudiant libre » est un événement à saluer et une initiative à soutenir.

Stanislas Rigault et Paul Guerry ont fondé, il y a quelques mois, un journal étudiant numérique et papier. Leur but : réinvestir le domaine culturel dans les universités et les campus. À contre-courant de la pensée unique, la jeunesse s’engage à la pointe de la plume. Géopolitique, Culture, Histoire, mais aussi interviews de personnalités bien connues sont à retrouver au fil des pages de ce magazine comme Marion Maréchal, Jean Lassalle, Philippe de Villiers, Mathieu Bock-Côté ou encore Agnès Thill. L’Etudiant libre contribue véritablement au débat d’idées pour la droite française.

TVLibertés s’est donné pour mission de vous faire découvrir toutes les initiatives de défense de l’esprit français. Inutile de préciser que la création d’un nouveau magazine -fait par des jeunes pour tous les publics- mérite d’être regardée avec la plus grande des sympathies.

Pour découvrir l’excellent travail de l’Etudiant libre, nous vous invitons à découvrir l’excellent travail de Paul Guerry sur les écoles de journalisme.

Les écoles de journalisme forment chaque année des dizaines de futurs rédacteurs, éditorialistes, monteurs, JRI, reporters et autres présentateurs. A l’heure où la confiance accordée aux médias est au plus bas, façonner un modèle unique, presque robotisé, du futur journaliste n’a jamais été aussi aisé. Les écoles reconnues, premières touchées, manipulent sans peine ces jeunes d’une vingtaine d’années, en imposant un modèle de pensée centré sur l’obsession du genre ou du décolonialisme. Les étudiants qui ne suivent pas ce mouvement axé autour d’une pensée unique sont rapidement exclus. Témoignages. 

 

Amélie* a étudié deux ans dans une école de province. Elle y débarque à 19 ans, à l’issue d’un concours relevé, une trentaine de reçus pour un millier de candidats, et déjà très orienté. « La plupart des questions, à l’écrit comme à l’oral, cherchaient clairement à déceler toute trace d’opinions politiques ». Amélie joue le jeu, malgré un jury très orienté, composé « d’un journaliste militant politique d’extrême gauche et d’un autre pigiste pour des sites tels que Konbini ou Neon ». 

« J’avais eu le malheur de préciser que parmi les journaux que je lisais régulièrement, il y avait Le Point. J’ai eu droit à une dizaine de questions sur ce média, le jury occultant d’autres entreprises dans lesquelles j’avais pu faire des stages. Sur le coup, cela ne m’avait pas particulièrement marquée, mais c’est au fur et à mesure de ma formation que j’ai réellement saisi à quel point cette école était politisée ». 

Issue du Sud-Ouest et de la classe moyenne supérieure, la jeune fille se retrouve rapidement classée à droite par ses camarades. Élégante, l’air rieur, elle se rappelle très bien de ses deux années d’études. « Sur les soixante de ma promotion, seuls deux s’affirmaient vraiment comme de droite, et trois autres, dont je faisais partie, au centre. Pourtant, nous avons rapidement été taxés de fascistes, notre seul crime étant d’avoir salué l’action locale de certains élus comme Gaudin, Juppé ou Bayrou, pour ne citer que les plus connus… Je sortais du bac, et rien qu’arriver d’un lycée privé m’a valu des remarques. Dans mon milieu, qui était majoritairement de droite, je n’ai jamais vu de problème de vivre ensemble ou de sexisme. Il y avait certes un côté ‘‘patriarcal’’ mais rien d’oppressif et les discussions autour du féminisme étaient toujours des débats construits et factuels. Pourtant, en arrivant en école de journalisme, j’ai eu l’impression que venir d’une classe supérieure (même si ça reste la classe moyenne) faisait de moi une responsable de tous les maux et de toutes les oppressions de la terre et que je n’avais pas le droit au débat… Ce qui est très drôle, c’est que depuis des mois on nous bassine avec des histoires de harcèlement dans les rédactions, les écoles etc qui seraient l’œuvre de mecs ‘‘vieille France’’ etc, mais personne n’ose évoquer le problème de la radicalisation politique de la plupart des écoles. Et je parle en connaissance de causes, nous discutons énormément entre étudiants et étudiantes (parce qu’au final, nous ne sommes pas nombreux à ne pas être de gauche et à avoir été admis dans une grande école), et c’est partout pareil. Il y a même une enseignante qui lors d’une conférence avait comparé les militants anti-IVG aux terroristes islamistes… Cette histoire est assez connue dans la profession…» 

Pour Amélie, les origines du problème sont claires : le recrutement, beaucoup trop uniforme et excluant ; et l’enseignement. 

L’équipe pédagogique était elle-même ultra politisée, avec des enseignements et intervenants déjà très militants dans leur travail, de chercheur ou de journaliste. L’enseignement de la sociologie est par exemple totalement biaisé et évidemment seules les idées de gauches sont présentées. La théorie du genre est également surreprésentée, les journaux de droites sont caricaturés (« Une candidature au JDD ? On en a viré pour moins que ça, dixit le responsable de la BU dans un rire gras). Donc forcément, tout cela se ressent dans un recrutement où plusieurs jeunes déjà très engagés dans leurs causes, je ne juge pas si c’est bien ou non, sont retenus pour jouer des rôles de gourous pour une masse dominante qui n’est pas forcément politisée de base. 

Sauf que pendant deux ans, on leur fout des idées dans la tête, presque de la lobotomie, et il te ressort des profils parfaits pour bosser chez Slate, Konbini, Vice, les Inrocks etc… En gros, tu viens en école pleine d’espoir et d’idées sur le journalisme et t’en ressors sans même t’en rendre compte en étant devenu un robot. Et malheureusement, ces changements de personne ne se traduisent pas qu’au niveau professionnel mais également au niveau personnel. Il ne faut pas s’étonner si les étudiants galèrent quand on en a fait des bons petits toutous en mode « je porte des Stan smith et une veste en cuir de vachette, je prends mes notes sur un macbook pro et mes photos à l’Iphone X, mais surtout il faut penser à la planète et les mecs blancs sont méchants ». Je caricature, bien sûr, mais c’est l’idée…. Il faut savoir que dans mon école, l’UNEF était presque considérée comme de droite !!! 

J’ai vu des filles mettre fin à des relations de plus de cinq ans, et malgré le fait qu’elle se disaient amoureuses, car bombardées d’idées comme quoi le couple traditionnel ne serait qu’un enfermement et une sorte de prison qui t’empêche de profiter de la vie. Des concepts comme «l’union libre » ou « la masculinité toxique» sont surreprésentés. On m’a parlé du concept de « charge mentale », qu’en tant que femme c’était une oppression pour moi… Je n’ai jamais entendu de théorie aussi ridicule… Par expérience et pour en avoir parlé avec de nombreuses amies, ça a toujours été partagé, a condition de savoir dialoguer… Idem pour les thématiques liées à la sexualité, il faut savoir que le stéréotype de l’homme qui ne veut que son plaisir (et oui, c’est un stéréotype à déconstruire, ne vous en déplaise), est totalement faux et malhonnête… 

En fait j’ai surtout ressenti une grande frustration chez ces filles-là, aussi gentilles puissent-elles être. Après le féminisme est un combat plus qu’important et essentiel dans notre société. Je suis fière de me revendiquer féministe et d’avoir des points de vue concordants avec ces personnes sur certains points, mais soyons sérieuses deux minutes et évitons de partir dans des délires sans fondement qui nous décrédibilisent totalement. J’ai pris des remarques incendiaires quand j’osais dire que cela ne me dérangerait pas de prendre le nom de mon futur mari par exemple. Ou que j’osais exprimer mon hostilité à la PMA/GPA. Je dois être vieux jeu… Ce qui est cocasse, c’est qu’il y a un énorme travail, et il faut le saluer, de déconstruction des stéréotypes dans l’enseignement. Pourtant, vous êtes facilement rangé dans une case, surtout si vous avez le malheur de ne pas soutenir Hamon, Mélenchon… Ceux qui disent lutter contre les stéréotypes sont ceux qui en véhiculent le plus…. 

Il y a un énorme problème de liberté d’expression et de liberté de ton. Je repense à ces hypocrites de l’affaire Charlie, visiblement c’est uniquement quand ça les arrange… 

Résultat, peu de ces étudiants qui ont « le malheur de ne pas être de gauche » osent prendre part aux débats et leur parole est invisibilisée.» 

Un silence et une absence de pluralité d’opinions qui se ressent au quotidien dans le cadre scolaire. 

Jérémy*, étudiant en fin de première année, dans une grande école parisienne en master, confirme. Désireux de devenir journaliste sportif, il s’est tenu à l’écart de tout débat politique mais apparaît assez marqué par ce qu’il a pu entendre dans les couloirs. « Je ne suis pas politisé, mais je sais qu’il est extrêmement difficile de s’affirmer de droite dans une école de journalisme. Je l’ai vu au quotidien, parmi mes camarades, pendant toute cette année. C’est bien simple, dès qu’un projet de groupe était mis en place, les étudiants ciblés comme à droite étaient écartés de toute décision éditoriale. 

Je ne sais pas si c’est le cas partout, mais dans mon école, ceux que j’appellent ‘‘les grand penseurs dominants’’ des différentes promotions, sont tous de gauche, militants engagés dans diverses luttes. Le genre à hurler ‘‘mens are trash’’ à parler de ‘‘privilège blanc’’ ou à demander la suppression des ‘‘rayons genrés’’ dans les magasins de jouets. Il y avait pour ces élèves une forme de complaisance qui ressortait des enseignants, presque ravis de voir leur petit système tourner sur des roulettes. Moi, la politique je m’en fous, je fais partie de la masse silencieuse et je subis sans vraiment m’en soucier. Mais je sais que certains étudiants, qui sont pourtant loin d’être fascistes, n’ont presque pas le droit à la parole. 

Le pire, ça a été l’histoire de la Ligue du LOL. Au-delà du fait que ces ordures venaient tous de médias dits ‘‘progressistes’’, les écoles ont organisé une multitude de réunions et les étudiants se sont mobilisés pour publier une tribune. Problème, la première version qui a été signée par tous les étudiants a ensuite été modifiée par les meneurs avec notamment l’ajout de l’écriture inclusive qui n’avait pas été validée par la majorité. Mais pire, encore, le texte qui nous avait été présenté comme destiné à une publication dans Le Monde, a finalement été diffusé dans Libération, sans qu’aucun des étudiants n’ait été consulté par les meneurs. Résultat, moi qui étais d’accord pour signer un texte tel qu’il m’avait été présenté et destiné au Monde, je me suis retrouvé avec une tribune modifiée et j’ai servi d’amende honorable, de caution morale pour Libération, qui était l’un des médias les plus visés par l’affaire. Le procédé était vraiment dégueulasse. » 

Contraints de subir, voire même de se cacher. Il est urgent de s’interroger sur le sujet et sur les dérives engendrées par ces « penseurs dominants » dans ces établissements. 

« Je pense qu’aujourd’hui, il est impossible pour un jeune qui vote Républicains ou Rassemblement National, partis qui ont rassemblé près de 15 millions de voix aux dernières présidentielles et qui représentent l’opinion de plus de 41 % des électeurs, de s’affirmer en tant que militant dans une école de journalisme. C’en est presque dangereux pour sa future carrière » témoigne Samuel*, journaliste sorti d’une grande école du sud de la France il y a deux ans. Tous les étudiants ou jeunes journalistes interrogés ont d’ailleurs demandé à ce que leur prénom soit changé et que leur école ne soit pas mentionnée explicitement. 

« C’est un terme fort, mais on pourrait presque parler de discrimination. Comment des opinions qui réalisent des scores aussi minables depuis deux décennies aux élections, peuvent se retrouver ultra dominantes, voire uniques, dans des écoles qui s’autoproclament ‘‘fabriques à élites médiatiques’’ ? Le journalisme bobo-parisien n’est pas prêt de s’éteindre » rit-jaune le jeune homme, qui après avoir passé un an en Erasmus au Royaume-Uni témoigne d’une énorme différence de culture entre enseignement français et britannique. 

« Les Anglais sont beaucoup plus centrés sur des thématiques concrètes et proches du réel comme la lutte contre l’homophobie, le sexisme ordinaire ou contre le racisme. En France, on va te parler écriture inclusive, manspreading, ou colonialisme. Souvent, avec des arguments basés sur celle qui hurle le plus fort et loin de toute logique factuelle. J’ai découvert en Angleterre une liberté dans le débat qu’il n’y avait pas en France. Dans l’université où j’étais, les concepts de réunions non mixtes ou de safe-spaces paraissaient lunaires. En France, c’est monnaie courante. Nous qui étions jadis un pays de philosophes et de penseurs en sommes réduits aux inepties les plus basses, qui mettent aux seconds plans des luttes essentielles ». 

Un avis partagé par Jérémy qui pointe la déification de certaines personnalités militantes issues notamment de twitter. « En fait, les écoles de journalisme c’est un peu comme les réseaux sociaux aujourd’hui. T’as toujours quelqu’un pour s’indigner, hurler au racisme, à la transphobie, à la misogynie etc, pour rien. Tout est exagéré à l’extrême. Des personnes comme Rockaya Diallo, Sihame Asbague ou Taha Bouhafs sont idolâtrées malgré un discours extrêmement dangereux. Surtout, il ne faut pas s’exprimer sur des sujets tels que la Palestine ou Adama Traoré, à moins évidemment d’être dans la pensée unique. 

Après, je respecte les opinions de chacun, c’est d’ailleurs ce qui me différencie de ces gens-là. Mais en tant que militant fièrement attaché aux valeurs laïques et républicaines, j’ai été assez choqué de ce que j’ai pu entendre dans les couloirs de l’école que j’ai fréquentée » affirme-t-il. «Par exemple, je ne suis pas de confession chrétienne, mais j’ai été atterré par le discours anti-chrétien ambiant. »

Amélie comme Samuel confirment « une christianophobie de moins en moins masquée avec les amalgames les plus puants, bien plus marqués que lorsqu’un militant de droite va dénoncer l’Islamradical. On retrouve une hystérie collective à la moindre évocation de l’Islam ». Jérémy renchérit « Idem pour une thématique comme l’esclavage, on a l’impression que ce sont les occidentaux qui ont créé ce système ignoble… » On en finirait presque par se demander qui est le plus fasciste dans tout ça. 

Alors comment s’en sortir et réussir un cursus épanoui tout en étant pouvant vivre librement selon ses convictions ? « Je n’ai pas la réponse », avoue Amélie, presque désemparée. « Je sais juste que quelques promotions après moi, il y avait un mec qui s’affichait ouvertement à droite et qui en jouait beaucoup. Il était de fait à peu près intégré… » 

Jouer sur ses convictions pour s’en sortir? Nous n’aurons pas vraiment la réponse. Contacté, l’étudiant en question n’a pas souhaité donner suite à nos questions, précisant toutefois par écrit qu’« il faut être fier de ses opinions, respecter tout le monde, et justement s’en amuser pour mettre ces gens face à leurs contradictions. C’est finalement très facile, comme avec la plupart des idées sociales de gauche. Je ne peux rien dire de plus, sinon je vais encore m’en prendre dans la gueule. ». Ambiance. 

François Ruffin, qui dans son excellent «les petits soldats du journalisme » décrivait des étudiants formatés doit bien se rendre à l’évidence. Plus de 15 ans après, si l’enseignement a évolué, il n’a jamais été aussi uniforme, censeur et dangereux.

Retrouvez l’article de Paul Guerry dans les colonnes de l’Etudiant libre en cliquant ici.
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