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La gauche hésite toujours à protéger les siens. Au gens qui lui ressemblent, elle préfère venir en aide aux déshérités venus de l’autre côté de la mer au risque de s’aliéner ses concitoyens. Un jeune élu de la France insoumise en a eu assez de ce nationalisme d’apparence et a choisi le camp des Français.

Il y a peu, en direct sur BFM, Andrea Kotarac, conseiller régional La France Insoumise d’Auvergne-Rhône-Alpes, membre du Parti de Gauche, a annoncé en direct qu’il voterait aux européennes… pour la liste Rassemblement national de Jordan Bardella. Comment un militant d’extrême-gauche, ex-antifa interpellé en 2012 pour une échauffourée avec des étudiants  de droite à Lyon, a pu rejoindre le bord opposé ? Il a répondu aux questions de Breizh infos.

Dans France insoumise il y a un mot de trop.

Breizh-info.com : Qu’est-ce qui a motivé votre changement de bord ?

Andrea Kotarac : La stratégie que portait La France Insoumise pour les européennes n’était pas la mienne : eux veulent rassembler les gauches jusqu’au parti socialiste, moi je suis fidèle à la stratégie populiste, c’est à dire à la défense des intérêts du peuple. Puis il y a une série de faits : ils ont évincé Djordje Kuzmanovic [en novembre dernier] car il voulait faire une réunion pour s’interroger sur la montée de l’islamisme dans les syndicats [effectivement organisée, elle a donné lieu à l’exclusion d’un groupe de militants], la députée Danièle Obono très proche du Parti des Indègènes de la République, etc.

Jean-Luc Mélenchon est séduit par un milticulturalisme délétère.

Breizh-info.com : Donc vous rejoignez la démarche du RN ?

Andrea Kotarac : Je n’y adhère pas, mais je la soutiens totalement.

Breizh-info.com : Comme on a pu le voir, vos anciens camarades de lutte sont sous le choc suite à votre décision.

Andrea Kotarac : Un des éléments importants qui a pesé dans ma décision, ce sont les Gilets jaunes, qui ne se sentent plus représentés par les partis. En tant qu’élu plutôt éloigné d’eux, je me suis rendu sur les ronds-points où j’ai vu que des Gilets jaunes électeurs de La France insoumise et du rassemblement national se réunissaient en autant de conseils nationaux de la résistance que de ronds-points, qu’ils se rassemblaient sur des thématiques de fond comme la justice sociale ou fiscale.

 

L’attachement de la France insoumise au peuple est une apparence. Son idéologie d’extrême-gauche lui fait détester le peuple réel et adorer un peuple fantasmé de racisés qui haïssent notre identité.

Andrea Kotarac : Je suis allé à Yalta qui est un forum économique mondial. Né en 1989 à la chute du Mur, j’ai été choqué de constater que beaucoup, à gauche et au sein de LFI, voulaient rebâtir le Mur, ce n’est pas la solution. Un tiers des invités du forum étaient africains, quand je suis rentré, on m’a dit ‘’ce sont des dictateurs’’. 1000 dictateurs de 194 pays, il ne faut pas pousser quand même ! Mais la Russie est un sujet dont il ne faut pas parler chez LFI, un de plus.

Breizh-info.com : Pensez-vous que la politique européenne de sanctions envers la Russie, calquée sur la ligne américaine, est utile ?

Andrea Kotarac : C’est totalement contreproductif. C’est certainement par amitié que Macron a envoyé 300 soldats français à la frontière russe ? Personne n’en parle ! [Breizh Info, si] Pour les sanctions, la France est le dindon de la farce à chaque fois : tandis que les exportations européennes vers l’Iran ont baissé de 18%, celles des États-Unis ont triplé.

Andréa Kotarac et Jean-Luc Mélenchon quand tout allait bien.

Breizh-info.com : Le souverainisme est-il tabou chez La France Insoumise ?

Andrea Kotarac : Chez LFI, on n’a pas le droit de parler du souverainisme, alors que c’est la condition sine qua non du combat social et écologique. Comment défendre les énergies renouvelables alors qu’on privatise les barrages sous le diktat de Bruxelles, ou que les turbines d’Alstom ont été vendues aux américains ? Comment mettre des camions sur les trains alors que Macron achève la libéralisation des réseaux ferrés ? C’est fondamental.

Breizh-info.com : Êtes vous pour une alliance avec la Russie ?

Andrea Kotarac : Il faut coopérer. Cette alliance était dans le programme LFI en 2017, où l’on voulait une alliance avec les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) pour réfléchir au rôle néfaste du dollar  – notamment l’extra-territorialité de la justice américaine qui s’étend à toutes les entreprises qui font des transactions en dollars – ou du FMI – ce qui montre bien que la ligne a changé.

Le communiqué de la France insoumise qui dénonce la « trahison » d’Andréa Kotarac.

Breizh-info.com : Certains déçus de LFI décrivent un parti gangrené par les lobbies indigénistes d’un côté – obnubilés par l’écriture inclusive, le décolonialisme, les réunions en non-mixité sans les hommes ou les Blancs, autrement dit un sexisme et un racisme qui avance masqué – et de l’autre la coterie des proches de Mélenchon et les affaires afférentes, au Media par exemple. Qu’en pensez-vous ?

Andrea Kotarac : LFI accompagne la communautarisation de la société au lieu de défendre la République une et indivisible. Il faut répondre aux aspirations soulevées par les Gilets jaunes, donc à des urgences. Au lieu de ça on assiste à une inflation de mots en –phobie (grossophobie, etc.) qui portent des combats idéologiques et non des combats communs. LFI participe à la division sociale, par exemple les hommes contre les femmes avec l’écriture inclusive, alors que l’inégalité est d’abord sociale – les femmes gagnent moins que les hommes.

Breizh-info.com  : Comment voyez-vous votre avenir politique ?

Andrea Kotarac : je vais continuer mon engagement politique, je reste un militant. Pour l’heure l’urgence est de voter et de faire barrage à Macron.

Propos recueillis par Louis-Benoît Greffe

Retrouvez l’entretien sur le site de Breizh Infos en cliquant ici.
Photos DR et CC via Flickr de Jacques Billaudel et de Jeanne Menjoulet.

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