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Des Européens marginalisés se convertissent à l’Islam en prison ou au contact de populations musulmanes. Les conséquences de ces conversions peuvent être terrifiantes.

Le rôle des convertis est crucial dans la structuration du terrorisme islamique et très peu abordé par les médias. Breizh infos rompt le tabou en publiant un entretien avec un spécialiste de cette question qui s’est intéressé à l’itinéraire d’Emilie König, une jeune femme résidant en Bretagne.

Emilie König. Un nom qui ne sonne pas État islamique. Pourtant, il s’agit bien d’une Bretonne partie faire la guerre sainte en Syrie, aux côtés des guerriers d’Allah, avant d’être arrêtée et emprisonnée ensuite par les forces kurdes, qui la détiendraient toujours.

Son itinéraire, tout du moins une partie de son itinéraire, est raconté dans une enquête de haut vol, signée Olivier Barruel, journaliste d’investigation. Une enquête qui, malgré tous les scandales qu’elle recèle, n’a — politiquement correct oblige peut être ? – pas encore bénéficié de la large couverture médiatique qu’elle mériterait.

Ce dernier a 45 ans. Passionné par le métier depuis qu’il a 17 ans, il est journaliste reporter depuis 20 ans. Il a repris récemment des études de sciences politiques « pour mieux comprendre ce qui se passe dans le monde ».

Le port du voile intégral n’est pas une obligation religieuse mais une tradition qui s’est transformée en manifeste politique.

Emilie König, une Bretonne convertie à l’Islam radical

« Je suis prête à tout faire péter. Ils n’ont qu’à venir ces sales chiens de soldats de Bachar ! Que des sales bâtards travaillant pour les sionistes ! J’attendrai qu’ils soient les plus nombreux réunis autour de moi et boum je fais tout péter. ». Ce jour-là, Émilie König, alias Samra, Morgane la Bretonne ou encore Ummu Tawwab, raconte sans aucun filtre et avec une violence extrême son ultime projet de vie et de mort. Dès 2012, elle était l’une des premières femmes à partir combattre en Syrie. De la Bretagne aux ténèbres de Daech, comment en est-elle arrivée à ce point de rupture ?

Le journaliste a suivi pendant trois ans le parcours de cette Bretonne convertie à un islam radical. Il livre son témoignage explosif, nourri de verbatims édifiants, au cœur de l’enfer de l’État islamique.  Au fil des rencontres en France et à l’étranger, de centaines d’heures d’interviews, de messages sur les réseaux, Olivier Barruel nous invite à une plongée effrayante dans le cerveau « de la plus dangereuse djihadiste au monde », numéro 1 de la liste noire de la CIA. Il révèle l’itinéraire secret de cette bombe humaine déterminée à accomplir ce qu’elle appelle « la volonté d’Allah ».

Récemment arrêtée, elle est aujourd’hui emprisonnée en Syrie dans un endroit tenu secret.

Olivier Barruel nous a accordé un long entretien, dans lequel nous évoquons son métier, son livre, Emilie König, l’islamisme, en Bretagne et ailleurs, mais aussi les menaces qui pèsent aujourd’hui sur notre société. De quoi vous mettre l’eau à la bouche, en attendant de recevoir cet ouvrage, indispensable pour comprendre ce qui peut se passer dans la tête de ces déracinés à qui nos sociétés ne proposent plus rien de sacré, qui se tournent vers des causes y compris les plus folles et qui les dépassent. Indispensable pour se rendre compte également du renoncement, de la trahison même, au nom du politiquement correct, au nom de la paix sociale, de certains journalistes et d’une certaine élite.

Breizh-info.com : Question d’actualité alors que beaucoup de journalistes sont aujourd’hui détestés par une partie de la population française. Qu’est-ce qui vous a amené à vouloir faire du journalisme d’investigation ? 

Olivier Barruel : Lorsque j’étais plus jeune, je détestais les journalistes, comme beaucoup de jeunes aujourd’hui. Je trouvais que c’était des gens payés, à la solde d’un pouvoir (de droite ou de gauche). Je ne m’y retrouvais pas, et j’avais pour expérience différentes interviews tronquées ou réécrites auxquelles mon père avait répondu en tant que président de différentes associations.

Puis, je suis parti en Côte d’Ivoire à 17 ans. Dans ma famille, on a toujours voyagé. J’y ai découvert la misère, mais aussi des gens humains, et des gens riches également. J’ai croisé par hasard le chemin de journalistes, j’ai pris une caméra sur l’épaule, et cela a été une révélation pour moi. J’ai pris un plaisir extraordinaire, j’ai pris conscience du pouvoir que cela représentait d’avoir une caméra sur l’épaule, et de la portée que cela pouvait avoir. J’ai eu par la suite l’occasion de me former à la caméra sur diverses occasions (notamment courses automobiles et production d’un film par la suite).

J’ai repris mes études dans ce domaine. J’ai fait mes armes pour avoir un maximum d’expérience et de savoir-faire. Après l’armée, j’ai été assistant vidéo (gros événements sportifs, culturels), tout en bossant sur des documentaires, puis en travaillant pour des TV locales. J’ai terminé par partir, car c’est trop politisé, cela dépend des élus locaux. De plus en plus sollicité eu égard de la qualité de mon travail, on m’a conseillé d’être ambitieux, de tenter d’aller plus haut, que j’en avais les compétences.

Les musulmans qui résident dans les pays occidentaux sont dans leur grande majorité pacifiques, mais ils ne cherchent pas à s’intégrer. Il veulent poursuivre leur modèle social et religieux en refusant les valeurs des pays hôtes.

Puis j’ai fini par être embauché par Canal + à la grande époque (époque Nul par ailleurs). J’ai mis cela sur mon CV, et là c’était jackpot. Je suis allé voir l’agence CAPA (agence de presse) ensuite, et tout un univers s’ouvre ensuite à vous. J’avais toujours ce goût pour le journalisme, et j’ai fait mes armes en m’inspirant de certaines rencontres avec des grands journalistes, notamment Christophe de Ponfilly, reporter spécialisé sur l’Afghanistan, dont j’avais dévoré tous les livres, tous les reportages. Des journalistes comme lui vous font aimer ce métier.

Des gens prêts à aller au bout des choses. Ils m’ont appris deux choses : la première, c’est de ne JAMAIS se laisser mal parler par qui que ce soit. La deuxième, c’est d’aller jusqu’au bout, de tirer toujours la ficelle tant qu’il y a une ficelle à tirer.

Breizh-info.com : Comment vous êtes-vous intéressé à la question islamiste ?

Olivier Barruel : Le tapis s’est déroulé suite à mes différentes rencontres. Le 11 septembre 2001 est arrivé, cela a changé pas mal de choses. La mort « présumée par suicide » de Christophe de Ponfilly est arrivée, ainsi que le rachat massif de la presse par de grands groupes financiers. En 2004 je monte une boite de production, en 2007 une nouvelle, tout va bien pour moi. Je suis heureux. Je m’intéresse à mes sujets et uniquement à mes sujets. Je ne cherche pas à arrondir mes fins de mois. Je bosse pour les meilleures rédactions, les plus grandes émissions, je m’éclate, je voyage, la vie est belle.

Puis en 2010, une copine m’appelle : elle me dit avoir rencontré une dénommée Rachida, habitant Meaux (aujourd’hui élue à la mairie de la ville dirigée par J-F Copé), qui subirait la loi de musulmans extrémistes dans la commune (menaces de mort au quotidien). Elle me dit qu’il y a un sujet à faire.

Breizh-info.com : Ce passage sur ce qui se passe à Meaux — Rachida désormais employée par la mairie — est d’ailleurs particulièrement évocateur d’un certain système mafieux en place dans ces villes…

Olivier Barruel : C’est vous qui qualifiez ce système de mafia. Je ne suis pas juge. Moi mon rôle c’est de décrire par des faits, sans les juger toutefois. J’invite les lecteurs à se faire leur propre opinion.

Lorsque je rencontre cette femme, Rachida, on la filme à la sortie du Sénat — elle qui vient d’évoquer les territoires perdus de la République. Je me prends une tarte dans la tronche ce jour-là, je tombe des nues. Moi, qui vis depuis 5 ans en banlieue, à Saint-Denis, je n’aurai pas vu cette islamisation progressive ? Il faut que j’aille vérifier.

Cela tombe bien, ma collègue veut aussi qu’on aille plus loin. On écrit un projet, et on essuie un refus généralisé des producteurs. « C’est fascisant, vous allez faire monter le FN, souvenez-vous de 2002… ». Je ne reconnais plus mes copains de l’époque. Toutes mes portes se ferment.

Breizh-info.com : Vous expliquez résider à l’époque en Seine Saint-Denis et tomber des nues. Mais à l’époque, cela signifie donc que vous aviez un regard angélique et que vous aviez les yeux grands fermés alors que des faits (islamisation, immigration) étaient déjà mis sur la table par certains ?

Olivier Barruel : Cela ne me gênait pas. Qu’il y ait plus d’immigrés en France ne me posait pas de problème.  Pour le côte angélique, c’est vous qui le dites. Nous habitions Saint Denis, mais je n’y vivais pas ; j’étais toujours sur le terrain, en voyage, parti, je ne voyais pas ce qui s’y passait. Je n’en avais que l’image exotique sympa. Jusqu’en 2012, pour moi Saint Denis est ma chambre à coucher, point, avec des voisins immigrés agréables et serviables.

Pour en revenir à notre sujet, je me ferme des portes, je me fâche avec des copains, tout cela parce que je veux aller au bout des choses. Je continue mon enquête, mais malheureusement, comme les lecteurs verront dans le livre, cela n’est pas concluant, en raison du comportement scandaleux de Rachida, comme de ma collègue.

Je termine d’ailleurs ce chapitre en évoquant les comportements hallucinants du maire et de l’imam d’Aubervilliers. Le maire qui me fait sortir violemment de la mairie — alors que j’y allais officiellement en tant que journaliste envoyé spécial, France 2. Son attaché de presse ignoble, puant. Cela m’a ouvert les yeux sur certaines pratiques dans les banlieues.

Quand je vais voir l’Imam, accusé d’extrémisme, le gars m’explique que c’est lui le boss de la ville, qu’il a pouvoir de vie et de mort sur moi… c’est proprement hallucinant. C’est expliqué plus en détail dans mon livre, les lecteurs vont prendre une claque.

Les féministes se font très souvent les complices des franges les plus radicales de l’islam en refusant de venir au secours de femmes privées de leurs droits les plus élémentaires.

Breizh-info.com : Revenons au sujet principal de votre livre, Emilie König. Je ne vais pas révéler ce qui se passe dans votre livre, mais pourriez-vous nous dire ce que vous avez découvert, au sujet de l’islamisme en Bretagne, à travers vos voyages ?

Olivier Barruel : Je suis allé à Lorient, à Nantes, à Rennes pour les besoins de ce reportage (pour 66 minutes, voir ici). Je n’ai pas pu interviewer Rachid Abou Houdeyfa, il m’a adressé une fin de non-recevoir.

J’étais venu quelques années auparavant à Lorient pour faire un reportage sur les militaires (marins). Pour moi, c’était une chouette ville de Bretagne où il faisait bon vivre. Lorsque j’arrive en 2012 et que je filme Émilie en Niqab déambulant dans la rue (chez le pharmacien notamment), je me dis que j’étais avec un guignol en milieu hyper sécurisé. Sérieuse dans ses propos, mais illuminée. Mais je prends conscience qu’en fait, pas du tout, elle est sérieuse, et qu’il se passe des choses dans cette mosquée à Lorient.

Globalement, tous mes contacts (police, journalistes) me disent que la mosquée évoquée dans le livre, rien à signaler. Mais eux n’ont pas à cette époque ce que j’ai déjà acquis en expérience au sujet de l’islam ou plutôt de la subtilité de langage.

Breizh-info.com : Vous voulez dire qu’ils n’étaient pas au courant à l’époque, que ce n’était pas une volonté de désinformer, pour certains médias ?

Olivier Barruel : Non, ils ne mentaient pas. Ils n’avaient pas conscience. Ils n’avaient pas les armes pour évaluer cela. J’ai les prêches de l’Imam de la mosquée qui dit — ce qui passe inaperçu au départ pour les journalistes — qu’il faut revenir à l’Islam de nos origines. Quand vous n’êtes pas formé, que vous ne comprenez pas la subtilité de langage, c’est louable que les musulmans veuillent venir à l’Islam des origines, à leurs traditions.

Pour celui qui a les codes, l’Islam des origines, c’est le salafisme. 

Mais on ne peut pas attaquer les confrères en parlant de dissimulation de l’information. Pour eux, il n’y a pas de sujet, c’est tout. Et ce n’est pas pareil. L’erreur réside dans le fait de ne pas être allé les interroger pour savoir ce qu’ils entendaient par Islam des origines.

Émilie était la première femme voilée à porter le Niqab à Lorient

Breizh-info.com : Revenons sur Lorient, et sur votre immersion, mais aussi sur Rennes et Nantes

Olivier Barruel : Émilie était la première femme voilée à porter le Niqab à Lorient. Quelques mois plus tard, j’en ai vu une deuxième, puis une troisième. Cela se propage petit à petit. Cela a évolué beaucoup plus vite que la maîtrise du langage par les journalistes de la presse locale.

À Rennes et à Nantes, à une autre échelle, j’ai constaté la même chose. À Nantes, dans certains quartiers, c’est violent…

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Les militants homosexuels occidentaux restent silencieux sur les meurtres d’homosexuels de la main de musulmans radicalisés.

 

Breizh-info.com : Vous évoquez le groupe Forsane Alizza, qui existait en Bretagne et dont une partie des meneurs sont aujourd’hui en prison, avec qui Émilie a milité

Olivier Barruel : J’en ai tiré un paradoxe. Émilie me disait les avoir fréquentés, en avoir été un soutien. Mais je les ai contactés, notamment Mohammed Amchalane, et ils m’ont raconté qu’ils ne la connaissaient pas, qu’ils l’avaient croisée une fois ou deux sans plus. Ils étaient méfiants vis-à-vis d’elle. Je pense que son leader a vu en Émilie un danger potentiel. Au final dans tous les cas, cela s’est très mal terminé pour eux, parce qu’ils n’ont pas été intelligents. Brûler un drapeau français, un code pénal… c’était des bras cassés, pas des vrais méchants, et ça j’en ai rencontrés.

Les militants les plus radicaux que j’ai rencontrés sont comme vous, comme moi, ils boivent de l’alcool, s’habillent comme vous, et quand ils acceptent de vous rencontrer — ce qui fera l’objet d’un prochain livre si mon éditeur me le permet — leur discours est bien différent…Ils ne sont pas pressés, c’est une forme de force tranquille, ils se disent qu’ils vont gagner sur le long terme.

Les communautes musulmanes résidant en Europe sont souvent perméables à l’idéologie de l’islam radicalisé, notamment chez les convertis.

Breizh-info.com : Vous êtes-vous senti menacé à force de fréquenter ces milieux pour votre enquête ?

Olivier Barruel : Jamais, même si certaines choses entendues m’ont fait froid dans le dos.

Mais je n’ai rien à me reprocher ; j’ai fait mon boulot de journaliste, je n’ai trahi personne. Les vrais méchants que j’ai rencontrés savent que je suis réglo. Étant par ailleurs catholique, ils me respectent déjà parce que je crois en Dieu. Deuxième chose, je les ai abordés en toute transparence. Ils ont accepté ou refusé de me parler en toute transparence.

Autant Emilie König a accepté de me parler, car j’étais un vecteur de communication pour elle, pour se faire de la publicité, autant ce n’était pas le but des islamistes que j’ai rencontrés.

Depuis que le livre est sorti, je ne subis aucune menace. Mais je ne suis pas à l’abri d’un malade. J’ai pris mes précautions bien entendu, mais je n’ai pas eu de soucis. Car je n’ai pas inventé d’histoire, je n’ai pas raconté d’histoire, je n’ai piégé personne. J’ai demandé à tous mes interlocuteurs ce qu’ils voulaient, ce qu’ils acceptaient, ou pas.

Breizh-info.com : Je parlais plutôt du danger durant votre enquête

Olivier Barruel : Là oui. Je me suis retrouvé dans des zones glauques et dangereuses. Je me souviens d’un rencard dans une cité, en février, du côté d’Ivry, où il faisait presque nuit, là je n’étais pas serein. Il y en a eu beaucoup d’autres comme cela au fil de mes milliers de kilomètres parcourus. Tu n’es jamais à l’abri que le mec te mette des tartes, te dépouille. On n’est pas habitué à cette violence. Quand vous rentrez dans une cité la première fois, oui vous avez peur, surtout pour faire le métier que je fais. Mais il faut apprendre à se faire accepter et à faire partie du décor tout en respectant les codes et les gens.

Le seul endroit chaud dans lequel je me suis fait virer (hormis de la mairie d’Aubervilliers), c’est la cité des Francs-moisins à Saint-Denis. On m’a dit « Casse toi, dégage, t’es pas chez toi ici ! ». Et là, bien que j’ai beaucoup voyagé dans des endroits chauds, très chauds, j’ai senti que je n’étais effectivement pas chez moi.

Mais pour revenir à votre question, je n’ai trahi personne, donc je ne suis pas menacé.

Et si un illuminé voulait me faire du mal, je crois même que les plus radicaux l’en empêcheraient s’ils le pouvaient. Car eux se disent « Nous, le pouvoir en France, on va le prendre de toute façon » Et ils rajoutent : « Pas par la force, c’est contre-productif ». Car eux, les vrais durs, m’ont dit « tu prends des notes, aucun souci, mais tu m’oublies ». Et ce qu’ils me disaient tous c’est « de toute façon, vous avez perdu ». C’est ce que dit l’Imam d’Aubervilliers dans le livre. « Vous avez perdu, mais vous ne le savez pas encore. Parce qu’on est plus nombreux que vous, à terme. C’est un jeu d’échecs ».

Olivier Barruel —La bombe humaine, itinéraire d’une djihadiste — Ring — 18 € (livre à commander ci-dessous)

Retrouvez l’entretien sur le site de Breizh Infos en cliquant ici.
Photos CC via Flickr de Carpetblogger, MatthewG et Michael Huniewicz.

AIDEZ FRANçoise

EXPULSée de son logement social 12h avant la fin de la trève hivernale

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