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Dans le quotidien des bobos qui pensent bien, Dominique Albertini s'intére…

Dans le quotidien des bobos qui pensent bien, Dominique Albertini s'intéresse aux «gilets jaunes» qui carburent au ras-le-bol fiscal

Extraits de son papier. A retrouver en entier dans les colonnes de Libération.

Les annonces sur la taxation des carburants présentées mercredi par Edouard Philippe ne semblent pas calmer la colère du mouvement d’automobilistes, qui étend ses revendications à l’ensemble des prélèvements.

Désarmer la colère des automobilistes, sans faire bondir les amis de l’environnement : c’est l’ingrate mission qu’avait assignée Emmanuel Macron à son gouvernement. Alors que les «gilets jaunes» prévoient de se mobiliser samedi contre la hausse des taxes sur le carburant, l’exécutif était prié d’aller «beaucoup plus loin» dans l’«accompagnement» des particuliers. Présentées mercredi matin par Edouard Philippe, plusieurs mesures nouvelles bénéficieront à une partie des automobilistes et des Français les plus modestes ainsi qu’aux détenteurs d’une cuve à fioul. Des annonces à l’effet incertain, face à un mouvement qui semble agglomérer tous les mécontentements fiscaux du moment. Selon un sondage Elabe publié mercredi, 73 % des Français soutiennent la mobilisation.

«Des hausses de partout»
Pas question, a maintenu le Premier ministre sur RTL, de revenir sur la trajectoire qui doit voir la fiscalité des carburants progresser chaque année jusqu’en 2022. La taxe intérieure sur la consommation de produits énergétiques (TICPE) devrait rapporter environ 4 milliards de recettes supplémentaires en 2019. Mais 500 millions d’euros d’aides nouvelles, selon le chiffrage de Matignon, doivent augmenter le nombre de bénéficiaires du chèque énergie, soutenir le renouvellement du parc automobile et permettre la disparition des chaudières au fioul d’ici à 2027.

(…)

Du côté des oppositions, on a aussi cherché, jeudi, à étendre le débat à l’ensemble de la politique fiscale du gouvernement. «Ce n’est pas seulement la colère contre le prix des carburants qui augmente, c’est la colère du pouvoir d’achat», a jugé le député socialiste Christophe Bouillon. De son côté, le patron des sénateurs Les Républicains, Bruno Retailleau, évoquait un «un ras-le-bol fiscal général». L’expression, déjà employée en 2013 par le ministre de l’Economie Pierre Moscovici, avait marqué le précédent quinquennat.

Ce changement est relayé, au sein de la majorité, par le président du groupe Modem, Patrick Mignola. Les Français «ne sont pas allergiques à la fiscalité écologique, mais à la fiscalité tout court», jugeait la semaine dernière l’élu centriste. «Quand on est élu aujourd’hui, le premier devoir est de baisser les impôts», confirme-t-il, estimant que, «si on gagne en croissance dans les années à venir, la cagnotte fiscale devra servir à diminuer la pression fiscale».

Et proposant, pour cela, de «rétablir le quotient familial tel qu’il était avant François Hollande». Le plafond de cet avantage fiscal avait été diminué par deux fois sous le précédent quinquennat. Durant sa campagne présidentielle, Macron avait envisagé de le réévaluer «si les finances publiques le permettent».

Objectif rogné
La baisse des prélèvements obligatoires est, en proportion, le moins substantiel des grands engagements budgétaires du chef de l’Etat. Celui-ci a promis de réduire la dette publique de 5 points de PIB sur le quinquennat, la dépense publique de 3 points, le déficit public de 2 points et le taux de prélèvement obligatoire d’un point de PIB seulement. Ce dernier objectif est même un peu rogné dans le projet de budget pour 2019 : selon la trajectoire retenue par celui-ci, le taux de prélèvement obligatoire passerait de 45,3 % en 2017 à 44,5 % en 2022, soit une baisse de 0,8 point.

Dans la majorité, certains reconnaissent en outre une gestion discutable du calendrier fiscal. En supprimant rapidement l’impôt sur la fortune, en faisant valoir certains dispositifs centrés sur les Français les plus modestes – c’est le cas des principales mesures présentées mercredi – l’exécutif a marqué son attention pour les deux extrêmes de l’échelle fiscale. Tandis que des mesures plus générales, comme la suppression de la taxe d’habitation, la baisse des cotisations ou leur future suppression sur les heures supplémentaires, entraient en vigueur plus tardivement. Ce n’est qu’à partir de cet automne, au mieux, qu’elles seront perceptibles.

(…)

Photo CC Safia Osman via Flickr.

Retrouvez l'intégralité de l'article :

https://www.liberation.fr/…/les-gilets-jaunes-carburent-au-…




Source

AIDEZ FRANçoise

EXPULSée de son logement social 12h avant la fin de la trève hivernale

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